L’extension du magasin Zara en France paralysée par des allégations de travail forcé

Les autorités de la ville française de Bordus ont refusé l’expansion du magasin Zara en raison d’une enquête en cours sur le recours possible au travail forcé ouïghour, a déclaré lundi (29) l’entreprise de travail ouïghour Inditex en Chine, un membre du comité administratif.

Zara Frana souhaite doubler la surface d’un de ses magasins au centre de Bordeaux, de 1 098 m2 à 2 070 m2.

Mais le 9 novembre, la Commission départementale de développement commercial (CDAC), chargée d’examiner le dossier, a rendu un « avis défavorable » sur le projet de loi, avec trois voix contre, une pour et six abstentions.

Les trois membres qui ont opposé leur veto au projet de loi ont cité une enquête judiciaire en cours sur des soupçons selon lesquels des sous-traitants d’Inditex auraient utilisé le travail forcé ouïghour en Chine.

« C’est une décision politique que nous acceptons. Nous voulons donner un signal fort pour refuser l’expansion d’une entreprise qui n’a pas un contrôle suffisant sur ses sous-traitants », a déclaré Alain Garnier, membre de la commission.

L’enquête, ouverte en juin par la cellule crimes contre l’humanité du parquet antiterroriste de France, s’appuie sur une plainte déposée en avril par l’association anti-corruption Sherpa, le collectif Ethique sur l’étiquette, l’Institut européen ouïghour ( IODE) et une femme Ouïghours internés dans la province chinoise du Xinjiang.

Sandrine Jacotot, adjointe au maire du commerce à Bordeaux, a déclaré qu' »il appartient désormais à Zara de faire appel de cette décision devant la commission nationale de développement du commerce pour expliquer en quoi l’entreprise respecte ces critères ».

Narcisse Berger

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