Toute l’Église est responsable des infractions sexuelles, pas des individus, ont reconnu les évêques français iROZHLAS

Les évêques français ont reconnu vendredi la « responsabilité institutionnelle » de l’église dans les abus sexuels de milliers d’enfants au cours des dernières décennies. Lors de leur rencontre à Lourdes, les évêques ont également évoqué la « dimension systémique » de ce crime, qui a été décrite dans un récent rapport d’une commission indépendante dans un récent rapport. Les conclusions de la réunion des évêques ont été présentées aux médias par le président de la Conférence des évêques de France, Ric de Moulins-Beaufort.




Paris

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Selon une commission dirigée par Jean-Marc Sauve, 216 000 enfants, pour la plupart des garçons, ont abusé sexuellement de représentants de l’Église catholique française depuis 1950. (photo d’illustration) Photo : Tomáš Adamec

Selon une commission dirigée par Jean-Marc Sauve, 216 000 enfants, pour la plupart des garçons, ont abusé sexuellement de représentants de l’Église catholique française depuis 1950. Le bilan s’élèvera à 330 000, y compris les crimes commis par des laïcs qui ont travaillé pour l’église, comme des enseignants dans des écoles religieuses ou des associations caritatives. Sauvé a publié les conclusions de son enquête début octobre.

L’Église catholique française a abusé sexuellement de 216 000 enfants. Selon la commission, principalement des garçons

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Le crime a été rendu possible par « le contexte général, la fonction, la mentalité et la pratique dans l’église », a déclaré Moulins-Beaufort vendredi. « Cette responsabilité s’accompagne d’un besoin de justice et de réparation », a-t-il ajouté.

Début mars, les évêques ont annoncé que l’église voulait accepter la responsabilité et a demandé pardon pour ses crimes et ses échecs. À la lumière du rapport de Sau, il a voulu répéter cette déclaration « encore plus forte, plus claire et plus stricte », a déclaré Moulins-Beaufort. Cependant, l’agence AFP a noté qu’ils n’avaient pas parlé de la façon dont l’église souhaitait spécifiquement s’occuper des victimes, en particulier financièrement.

Les évêques sont réunis à Lourdes depuis mardi et se disperseront lundi. Lors de leur réunion, ils souhaitent approfondir, par exemple, la recommandation de changement d’église, qui mentionne le rapport Sauve. L’une est que l’église admette sa culpabilité en tant qu’institution, sans citer les échecs des acteurs individuels.

Commission d’enquête : 3 200 prêtres qui ont abusé sexuellement d’enfants ont contourné l’Église de France

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Dans son rapport, Sauvé a déclaré qu’il y avait de 2 900 à 3 200 prêtres et religieux dans l’Église catholique française depuis 1950 qui ont agressé sexuellement des enfants. Vingt avocats civils et ecclésiastiques, historiens, psychologues et médecins, tous bénévoles, ont travaillé sur le rapport pendant plus de deux ans. L’église a fait don de trois millions d’euros (76 millions de couronnes) pour les activités de la commission.

La Commission nationale d’enquête a été créée à l’instigation de l’Église de France en 2018 après une série de révélations d’abus sexuels sur enfants en France et aussi en réponse à plusieurs scandales dans les pays voisins, notamment en Allemagne.

Entre autres choses, la commission a proposé que l’église établisse un tribunal pour traiter les fausses déclarations de ses représentants. L’église doit également indemniser financièrement les victimes, a déclaré Sauvé, à partir des biens de l’agresseur individuel ou de l’église elle-même.

CTK

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