pêcheurs français bloquent le trafic avec l’Angleterre | Internationale | Des nouvelles

Les tensions montent sur le permis de pêche convenu dans le Brexit et que la charge française n’a pas encore été donnée. Les pêcheurs ont menacé de continuer la manifestation.

vague allemande

Des pêcheurs français ont bloqué vendredi trois ports situés au large des côtes britanniques et le trafic ferroviaire sous la Manche, pour exiger une solution à l’accès de leurs navires aux eaux britanniques, après que la licence convenue au « Brexit » a été refusée par les autorités britanniques et anglo-normandes.

« C’est le premier acte pour lequel nous voulons démontrer notre capacité de blocage. Notre patience a une limite », a assuré le président du Comité national des pêches (CNP), Gérard Romiti, qui a prévenu qu’ils continueraient d’augmenter la pression si un accord n’était pas trouvé. « Nous n’arrêterons pas tant que l’accord ‘Brexit’ ne sera pas rempli et que nous n’aurons pas suffisamment de licences », a ajouté le délégué territorial du CNP à Calais, Benoit Firmin.

Après quelques actions plutôt symboliques dans le port, Une action potentiellement plus forte démarre dans l’après-midi à l’entrée de l’Eurotunnel, où 25 pour cent des marchandises transitent entre le Royaume-Uni et le continent. A bord de dizaines de camionnettes et de véhicules, les pêcheurs ont bloqué l’accès côté français, empêchant les camions de marchandises de faire route vers l’Angleterre.

Ils iront « jusqu’au bout »

L’objectif était de bloquer les exportations afin que « le peuple britannique soit au courant de ce qui se passe ». « Ils ont accès aux marchés européens et nous n’avons toujours pas accès à leurs eaux », a expliqué un ancien leader de la pêche. Au même moment, à Ouistreham (nord), près des côtes du débarquement allié en Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs chalutiers empêchaient le ferry de quitter le port.

Romiti a reconnu qu’il s’agissait d' »actions symboliques », d’une durée de quelques heures seulement, mais a averti qu’elles pourraient les intensifier et étant donné que la Grande-Bretagne est fortement dépendante du commerce transitant par la Manche. Le dirigeant a assuré que la Grande-Bretagne avait profité de l’octroi de licences pour « resserrer les cordes » des négociations, mais a averti qu’elles iraient « jusqu’au bout ».

Le litige porte sur les documents requis par Londres pour accorder une licence. En vertu de l’accord, des licences seraient délivrées aux navires opérant déjà dans les eaux britanniques avant le Brexit, ce qui n’a pas encore eu lieu. Après avoir menacé le Royaume-Uni de sanctions et d’un blocus sur l’approvisionnement en énergie et en biens, Paris a laissé les négociations à la Commission européenne.

Cette action entre L’atmosphère entre les deux pays est déjà tendue alors que des migrants arrivent sur les côtes britanniques. Londres a même exhorté la France à veiller à ce que le commerce ne soit pas affecté par des « actes illégaux » en ce jour de manifestations. (JE)

Narcisse Berger

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