« L’OTAN nous a demandé » ? Longue histoire de dépenses militaires à 2 % du PIB

D’où vient l’objectif des « 2 % » ?

La référence à 2 % du PIB à allouer aux dépenses militaires est apparue pour la première fois en 2006, lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’Otan à Riga, en Lettonie. A cette occasion, pour la première fois, les ministres de la défense des pays membres de l’OTAN ont exprimé leur volonté d’allouer 2% du PIB aux dépenses militaires, même si à l’époque le porte-parole de l’alliance il a déterminé ce n’est pas à propos «engagement formel », mais à partir «décision de travailler à cet objectif».

Ainsi, en septembre 2014, à la suite de l’annexion illégale de la Crimée par la Russie, lors d’un sommet à Newport, au Pays de Galles, les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN ont officialisé ce qui avait été décidé huit ans plus tôt. Dans le discours de clôture de l’événement c’est lu en fait, tous les alliés dépensant moins de 2% du PIB dans le secteur militaire – y compris l’Italie – devraient éviter de nouvelles réductions pour ce poste de dépenses, et devraient en effet augmenter les budgets conformément aux directives de l’OTAN, afin d’atteindre le seuil de 2% dans les dix prochaines années ( donc en 2024).

À l’époque, seuls trois pays sur 30 Ils dépensent déjà établis : les États-Unis, le Royaume-Uni et la Grèce. Sept ans plus tard, en 2021, sept autres États ont été ajoutés, dont la Croatie, la Pologne et la Roumanie. L’an dernier, parmi les grandes puissances européennes, seule la France a rempli cet engagement – bien que légèrement, avec une dépense de 2,01 % – tandis que l’Allemagne (1,5 %), l’Italie (1,4 %) et l’Espagne (1 %) l’ont encore fait loin de l’objectif.

Viens souligné en 2015 par Jan Techau, à l’époque réalisateur À partir de Carnegie Europe (un groupe de réflexion spécialisé dans la politique étrangère européenne) et ancien chercheur de l’OTAN, le paramètre de 2 % est décidé de manière quasi arbitraire, alors que le respect de ce seuil minimal permettrait en réalité à l’alliance et à ses États membres de remplir une partie de leurs effectifs militaires manque à gagner. . De plus, selon Techau, ce paramètre se limite à la mesure des « inputs », c’est-à-dire des ressources financières consacrées aux opérations liées à la défense, mais pas des « outputs », c’est-à-dire les conséquences pratiques de ces dépenses, rendant ainsi impossible l’évaluation des capacités militaires. .vrai pays.

Albert Gardinier

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