Le symbole français est devenu plus cher, la France paie déjà plus d’un euro pour une baguette

L’idée d’un parisien en béret, un verre de vin rouge et une baguette sous le bras est un peu cliché, mais en France on peut se demander : que ferions-nous ici sans cette gourmandise croquante parfumée ? Nous pouvons considérer les symboles nationaux comme des points de référence importants dans la vie locale.

Pourquoi les clients d’aujourd’hui achètent-ils de plus en plus ces pains « saints » dans les supermarchés plutôt que dans les boulangeries traditionnelles ? Les prix du pain « industriel », qui n’égalent pas la qualité et le goût d’une baguette de boulanger, sont parfois proches de la moitié du prix « artisanal ».

Ainsi, le passage des boulangers aux supermarchés est le reflet des nouvelles hausses de prix des pâtisseries les plus distinctives de France. Le prix n’a pas augmenté de manière trop marquée, parallèlement à la forte augmentation des prix des autres matières premières. Autant de mauvaises nouvelles pour les consommateurs qui souffrent déjà de la hausse des prix de l’énergie. La baguette standard (250 g), qui s’est vendue jusqu’à présent aux alentours de 90 centimes en moyenne, dépassera bientôt la barre symbolique de l’euro.

L’augmentation n’était pas seulement due à la pénurie de blé due aux mauvaises récoltes dans plusieurs pays, mais aussi à la hausse des coûts salariaux due à l’augmentation du salaire minimum début octobre ainsi qu’à la hausse des prix de l’énergie. L’augmentation des prix du carburant affecte principalement les boulangers ambulants qui approvisionnent les petits villages.

L’augmentation du coût affectera-t-elle automatiquement le prix de la baguette ?

Les incendies et les sécheresses de cette année en Russie et au Canada ont secoué les marchés, faisant grimper les prix du blé de 30 pour cent depuis septembre. La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF) considère qu’il est « logique » que certains boulangers et vendeurs décident de répercuter cette augmentation sur leurs prix de vente.

Selon Dominic Anract, le président de l’organisation, « il n’y a pas lieu de paniquer ». « L’augmentation ne devrait s’appliquer qu’à quelques boulangers. Ils négocient des contrats individuels avec des fournisseurs qui se font concurrence et qui peuvent décider de réduire les hausses de prix des céréales pour maintenir les relations avec leurs clients », a-t-il expliqué.

Photo : těpanka Strouhalová

Sandrine z antibeského pegasství Pour les amateurs de pain.

Cependant, la hausse des prix n’a rien de nouveau et est constante depuis plus d’un siècle. En trente ans, le prix moyen d’une baguette a augmenté de 23 centimes, passant de 0,66 euro en 1991 à 0,89 euro en 2021, selon les derniers chiffres de l’office français des statistiques. Le prix du pain augmente un peu plus vite que le prix des autres aliments.

À chaque rentrée scolaire, les boulangers actualisent leurs prix en réponse à l’augmentation annuelle normale des coûts, mais face à la hausse des prix du blé et des prix de l’énergie, les augmentations régulières ne suffisent pas aux boulangers. « C’est une situation inédite car nous n’avons jamais connu toutes les augmentations significatives à ce niveau en même temps », a souligné Dominique Anract.

Nous ne pouvons pas éviter la hausse des prix

L’une des institutions les plus importantes d’Antibes sur la Côte d’Azur est la célèbre boulangerie Jean-Paul Vezzian. Devant une boulangerie discrète dans une ruelle sinueuse de la vieille ville, des rangées de croissants au beurre faits maison, de pains fermiers traditionnels ou aux sept grains, de baguettes et d’oignons pissaladeria uniques se dressent depuis le matin. Les clients doivent généralement commander leur pain préféré au moins un jour à l’avance, et avant midi, il n’y a souvent qu’un comptoir vide chez Vezzian.

Photo : těpanka Strouhalová

Les baguettes françaises seront probablement ajoutées à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO à l’avenir.

« Je n’utilise que de la farine Label Rouge, du beurre d’Isigny, de la farine d’épeautre traditionnelle, de la levure maison… Le pain, comme tout, doit être bien fait, à sa manière et avec amour », confie un boulanger qui ne le fait pas. vouloir. augmenter les prix, même s’il n’a pas besoin de clients. « Nous sommes dans une situation difficile car nous chauffons tous les poêles au gaz ou à l’électricité. Si la hausse des prix ne s’arrête pas, je devrai monter à 1,10 euro à partir de janvier », a-t-il déclaré. Boulangerie a accepté calmement :  » J’irais chez Jean-Paul pour les meilleures baguettes et croissants de la ville, même s’ils coûtent deux fois plus cher.  » Les baguettes coûteraient 1 euro au lieu de 90 centimes en ce moment.

La baguette en tant que produit traditionnel n’a gagné en popularité qu’au 20e siècle. Il existe de nombreuses légendes sur ses origines, certains historiens attribuent ses origines au boulanger Napoléon. Le français moyen mange 160 grammes de baguettes par jour. Et 320 baguettes sont fabriquées ici chaque seconde. Il y a des milliers de boulangeries rien qu’à Paris, vous pouvez en trouver à chaque coin de rue. Et aujourd’hui, on envisage que la fameuse baguette puisse bientôt être inscrite sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Narcisse Berger

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