La France, huit présidents et 11 défis sous la Ve République

Après l’adoption de la Constitution de la Ve République, en 1958, c’était la 12ème fois que la France était convoquée aux urnes pour élire un chef d’Etat. Le premier, comme prévu, n’était pas passé par le suffrage universel et le général Charles de Gaulle a été élu dès le premier tour par un électorat collégial avec 78,51 % des suffrages. Le général bat facilement les communistes Georges Marrane (13,03 %) et Albert Chatelet de l’UFD, adversaires non communistes de de Gaulle (8,46 %).

De Gaulle est réélu 7 ans plus tard lors de la première élection présidentielle au suffrage universel. Il est arrivé sur le scrutin avec 44,65% contre 31,72% du socialiste François Mitterrand et au final il l’a emporté avec 55,20% des suffrages. En 1969, pré-élection de la démission de de Gaulle, le gaulliste Georges Pompidou l’emporte avec 58,21 % contre le centriste Alain Poher qui recueille 41,79 % des suffrages. Nouvelles élections préliminaires en 1974 à la mort de Pompidou : Valéry Giscard d’Estaing l’emporte de justesse par 50,81 % au second tour face à Mitterrand, de nouveau battu. Les socialistes ont pris leur revanche 7 ans plus tard, battant Giscard de 51,78 % et inaugurant les 14 premières années de « gouvernement » d’un homme à l’Elysée. En 1988, en effet, il l’emporte de 54,02 % face au néo-galiliste Jacques Chirac et reste en poste jusqu’à la fin de son mandat. Quelques mois plus tard, il mourut. En 1995, il a été remplacé par Chirac, qui a obtenu 52,64% des voix lors du vote contre le socialiste Lionel Jospin, qui est devenu plus tard Premier ministre. Les sondages montraient Jospin comme finaliste du tour contre lui mais, contre toute attente, Jean-Marie Le Pen faisait passer pour la première fois le Front national au second tour. Elle s’est terminée par un plébiscite (82,21 %) sanctionnant la victoire du Front républicain, syndicat historiquement formé face au danger de victoire de l’extrême droite. Le Pen n’a recueilli que 17,79% contre 16,86% de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Cinq ans plus tard, le néo-gaulliste Nicolas Sarkozy débarque à l’Elysée avec 53,06% des suffrages au scrutin où il devance la meilleure candidate socialiste Ségolène Royal. Mais elle a abandonné cinq ans plus tard dans une manche contre l’ex-mari de Royal, François Hollande, qui a gagné par 51,64 %.

L’histoire récente en 2017 a vu l’étoile montante Emmanuel Macron, sans parti, créer le mouvement ‘En marche’ et dépasser Marine Le Pen, fille de Jean-Marie et nouvelle présidente du Front national, de 24,01% 21,30% de voix. Les deux se sont affrontés dans les sondages et – contrairement à ce que prédisent les sondages d’opinion pour l’élection présidentielle de 2022 – le jeune candidat a plu sur les préférences de l’autre parti lui garantissant une victoire de 66,10 %.

Narcisse Berger

"Introverti certifié. Fanatique d'Internet dévoué. Troublemaker subtilement charmant. Penseur."

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.