Crise migratoire : la France accuse le Royaume-Uni d’irresponsabilité et appelle à un accord avec l’UE

« Nous voulons un accord équilibré entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, un accord qui réponde à toutes les questions » (Photo : REUTERS/Henry Nicholls)

Ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, a appelé lundi à un accord entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sur les migrations irrégulières, dans pleine crise politique entre les deux pays après 27 décès de migrants dans la Manche. Au lieu de cela, il a demandé à ses voisins d’assumer sa « responsabilité ».

« Nous voulons un accord équilibré entre le Royaume-Uni et l’UE, qui aborde toutes les questionsDarmanin a déclaré lors d’une conférence de presse, a rejeté un simple pacte bilatéral sur la réadmission des migrants en France.

Pour les managers français, ce pacte devrait ouvrir des « voies légales d’immigration vers le Royaume-Uni », considérant que ce pays n’a pas fait assez. « Il y a 30 000 demandes d’asile au Royaume-Uni, en France nous en avons 150 000 », Elle dit.

Darmanin a déclaré que le Premier ministre français Jean Castex enverrait mardi une lettre à son homologue britannique, Boris Johnson, pour proposer un pacte, qui pourrait inclure un mécanisme permettant aux migrants mineurs de retrouver leur famille au Royaume-Uni sans risquer leur vie.

Sa déclaration est intervenue au lendemain de la réunion des responsables de la Migration La France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Commission européenne sur la traversée illégale de la Manche, en direction des côtes de l’Angleterre.

Rencontre des responsables des migrations de France, de Belgique, des Pays-Bas, d'Allemagne et de la Commission européenne sur les traversées illégales de la Manche (Photo : REUTERS)
Rencontre des responsables des migrations de France, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne et de la Commission européenne sur les traversées illégales de la Manche (Photo : REUTERS)

Dans une déclaration finale, les participants se sont engagés à « faire tout leur possible pour lutter plus efficacement contre les réseaux criminels » de passeurs de migrants et ils ont reconnu la nécessité d’« accroître la coopération » avec Londres.

L’Angleterre n’a finalement pas été invitée, en publiant une lettre du Premier ministre britannique au président français Emmanuel Macron, demandant un « accord bilatéral de réadmission (…) de tous les migrants illégaux » qui traverse le canal.

En 2018, avec un contrôle accru des ports et des accès aux tunnels sous la Manche, Les migrants choisissent la route maritime pour rejoindre le Royaume-Uni, renforçant ainsi les relations entre les deux pays.

Début septembre, la presse britannique indiquait même que le ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a proposé que les forces frontalières britanniques forcent le navire à faire demi-tour avant qu’il n’atteigne ses côtes.

« Nous ne pouvons accepter cette pratique »Darmanin a déclaré qui mettait des vies en danger et était contraire au droit international. Le responsable français a également refusé à sa police d’intercepter un bateau de migrants qui naviguait déjà.

Les permis de pêche, un autre enjeu aggravant les tensions bilatérales

Selon l'accord commercial sur le Brexit conclu fin 2020, les pêcheurs européens peuvent opérer dans les eaux britanniques tant qu'ils peuvent démontrer qu'ils y ont déjà opéré (Photo : REUTERS/Pascal Rossignol)
Selon l’accord commercial sur le Brexit conclu fin 2020, les pêcheurs européens peuvent opérer dans les eaux britanniques tant qu’ils peuvent démontrer qu’ils y ont déjà opéré (Photo : REUTERS/Pascal Rossignol)

D’autre part, le ministre français des Affaires étrangères chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a fait référence différend de pêche dans la Manche avec Londres et a révélé que la « date limite » pour parvenir à un accord avec la Grande-Bretagne après le Brexit est le 10 décembre.

« S’il n’y a pas de signal pour le 10 décembre, nous arrêterons ce dialogue », Beaune a prévenu dans une interview à France Inter.

L’exécutif français a proposé une série de sanctions possibles, dont une interdiction d’accoster les navires britanniques, en réponse à une réduction des autorisations accordées aux pêcheurs français pour pêcher dans les eaux du canal. Paris n’excluait pas non plus de limiter l’approvisionnement en électricité.

Ministre britannique du Brexit, David Frost, vous avez déjà dit que votre pays envisageant « activement » de mettre en œuvre le mécanisme de règlement des différends prévu dans l’accord de sortie de l’UE pour résoudre le différend actuel sur la pêche avec la France.

Mais le gouvernement français a insisté pour que Près de la moitié des demandes de permis soumises par les pêcheurs français n’ont pas été acceptées malgré la présentation des documents demandés par les autorités britanniques pour faire respecter l’accord sur le Brexit.

Selon l’accord commercial Brexit conclu fin 2020, les pêcheurs européens ils peuvent opérer dans les eaux britanniques à condition qu’ils puissent prouver qu’ils y ont déjà opéré.

(Avec informations AFP et Europa Press)

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Narcisse Berger

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