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TERRORISME Qui était réellement Bah Moussa Diarra ?




De son vrai nom, Bah Moussa Diarra, l’homme avait plusieurs sobriquets dont Bah Ag Moussa, Bamoussa ou encore Abou Charia. Il  était très connu à Bamako et à l’intérieur du pays. Fils d’un Bamanan et d’une Touareg, Bamoussa a causé d’énormes préjudices et commis nombreux crimes contre sa patrie. Ce qui était d’ailleurs prévisible…

Il est originaire de la région de Kidal, et a  bénéficié d’une formation militaire en Libye, dans les années 1990.  C’est un pur produit de l’armée malienne. Au sein des troupes, son glissement idéologique était d’ailleurs un secret de polichinelle car il n’avait jamais caché son penchant pour la rébellion. Ceux qui l’ont approché de près le savaient.

Dès lors, on pouvait le mettre hors d’état de nuire avant qu’il ne prenne la fuite avec une importante quantité d’armes, de minutions et d’hommes séduits par son discours.

Ce fut lors d’une mission, dont le but était de combattre l’insécurité dans la région de Kidal, qu’il déserte pour rejoindre une insurrection dont le dessein affiché était d’en finir avec le Mali. Après, le maquisard a regagné Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM) ou Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda. Il en a gravi les échelons jusqu’à en devenir le chef militaire.

Ce criminel patenté  est plus radical qu’Iyad lui-même. En réalité, Bamoussa n’est pas un djihadiste, mais plutôt un farouche partisan de la partition du Mali. Il est l’artisan de plusieurs attaques aussi sauvages que meurtrières dans le nord et le centre du pays. 

Via un communiqué de la Ministre des Armées françaises, Florence Parly, l’Hexagone a annoncé, vendredi 13 novembre,  avoir « neutralisé un important chef terroriste » grâce à une opération menée par la force Barkhane. L'assaut français a eu lieu mardi, et a engagé « d'importants moyens de renseignements ainsi qu'un dispositif d'interception composé d'hélicoptères et de troupes au sol », toujours selon la ministre.

Ces éliminations peuvent-elles affaiblir les groupes terroristes de manière considérable ? Peuvent-elles donner une position de force au Mali et à ses partenaires engagés au Sahel contre les nébuleuses djihadistes ?  Peuvent-elles peser dans les négociations envisagées ? Difficile à dire tant la capacité d’adaptation des terroristes est forte et imprévisible.

Levy Dougnon

 



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