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Santé

SANTE OCULAIRE Le PNSO face aux enjeux de la cécité




Afin d’atteindre les objectifs de la vision sur l’initiative 20-20, le Coordinateur national santé oculaire (PNSO) au Mali, Lamine Traoré, a annoncé, lors d’une conférence de presse, que la cécité reste un problème important de la santé. Selon lui, des efforts significatifs ont été faits depuis plusieurs années dans le cadre du renforcement de la volonté politique affichée des partenaires, pour face à ce fléau.

La présente activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la vue, afin de renforcer les services de soins oculaires par le biais de l’intégration plutôt que par offre de service d’une approche verticale. Ce programme national de la lutte contre la cécité a été créé en 1994, dans le but de coordonner les activités contre la cécité au Mali mais aussi de faire le plaidoyer par rapport au développement des ressources humaines et leur répartition sur le territoire national, a rappelé, mercredi dernier, le Coordinateur du PNSO.

  A en croire ce dernier, il s’agit de faire la promotion et la prévention contre la cécité. C’est pour cela que le programme contre la cécité, avec le soutien des partenaires, a décidé de célébrer la «  Journée mondiale de la vue », qui se tiendra chaque deuxième jeudi du mois d’octobre. S’agissant des majeurs, il a souligné l’élimination du trachome parce que celui-ci a été un problème de santé publique. «  Nous sommes à mesure de dire que le trachome a été pratiquement éliminé. Nous attendons juste la certification de l’élimination de cette maladie », a-t-il précisé.

En 2010, l’OMS a estimé à 285 millions les personnes avec déficience visuelle, avec 39 millions d’aveugle. En parlant de la situation de santé oculaire, Dr Lamine Traoré a souligné que la prévalence de la cécité a atteint 1,2 % au milieu de l’année 1990, sur la base des résultats de quatre enquêtes réalisées entre 1984 et 1992. Il a annoncé, entre autres : la cataracte à 61 %, les Aphakies non corrigées et séquelles chirurgie ont 11,1 %, les Pathologies SP ont 11,1 %, le Trachome 5 % et l’Onchocercose 1,5 %. En termes de population, 20  461 101 habitants, dira-t-il, le RGPH a indiqué 72 ophtalmologistes soit 1 pour 280 000 habitants en 2020, 38 optométristes dont 7 pour le circuit officiel. Selon le conférencier, il existe au Mali deux centres tertiaires, 20 centres secondaires d’ophtalmologie, plus de 40 unités secondaires d’ophtalmologie, 8 cabinets et cliniques de soins oculaires, 2 centres de santé confessionnel. La maladie de la cataracte Pour une prévalence de 1,2 ceci correspond à 245 000 dont 50% dû à la cataracte soit 122 000. Selon lui, près de 20  000 personnes ont été opérées de la cataracte dont plus de 48 % au cours des campagnes. S’agissant de la Glaucome, Dr Lamine Traoré a expliqué que la prévalence estimée à Bamako se chiffre à 4,3 % en 2012, qui est la deuxième consultation service d’ophtalmologie.

Quant au trachome, grâce aux efforts du ministère et les partenaires, la maladie est sous contrôle avec élimination prévue pour la fin 2020. Afin de faire face à toutes ces maladies avec des moyens réduits, il est important d’intégrer les soins oculaires dans le système de santé en général, a affirmé le Coordinateur avant d’ajouter ceci  : «  L’une des conditions de cette intégration est d’avoir des services de SO disponibles avec un minimum de ressources humaines ». En 1999, les vices réfractions ont évalué une prévalence de 4,3% dans les écoles primaires du District de Bamako, a indiqué le Coordinateur de PNSO Mali. En dehors de la capitale, il a conclu que les services de santé oculaires ne sont pas équipés, ce qui pousse les autorités et les bailleurs à accompagner le PNSO afin de lutter contre les maladies oculaires sur l’ensemble du territoire national.

|MAMADOU SANGARE



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