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Société

RESOLUTION DE LA CRISE AU SEIN DU CNPM Un comité de crise de 7 membres sera mis en place bientôt




Les présidents des groupements professionnels et les présidents des conseils patronaux de régions membres du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont validé un mémorandum en date du 13 janvier 2021. Cette action a pour objectif de prendre à bras-le-corps le problème de cet organe.

Au regard de la situation actuelle que vit le CNPM, les présidents des groupements professionnels et les présidents des Conseils patronaux de régions ont opté  cette décision pour le bien-être de cet organe. Ils ont décidé la mise en place d’un comité de crise en guise d’organe dirigeant pour une période transitoire. Cet organe entamera l’engagement des procédures administratives et juridiques nécessaires pour acter la mise en place d’une période transitoire au CNPM dont la durée sera fixée par l’Assemblée générale.

En outre, ils ont opté aussi pour la mise en place d’un comité de relecture des textes du CNPM, l’organisation d’une Assemblée générale de validation des nouveaux textes, l’organisation d’une Assemblée générale élective au terme de la transition. « Il s’agit donc pour les présidents des groupements professionnels et des conseils patronaux de région de prendre leur responsabilité face à l’histoire, de sauver leur instrument de travail, de préserver l’avenir pour ne pas handicaper les nouvelles générations d’entrepreneurs du Mali », selon une source proche du dossier. Le comité de crise sera composé de 7 membres représentatifs des organisations faîtières du CNPM. M. Soya Golfa, président du Groupement des commerçants du Mali (GCM) a été choisi par ses pairs pour diriger ce comité.

Plus de 26 organisations sur les 39 que compte le CNPM ont validé le mémo et la déclaration du 13 janvier 2021 à la date du 19 janvier. Elles sont reparties entre les secteurs comme le commerce, l’agriculture, les exportateurs des produits, les BPT, les mines, les boulangeries, les banques. La liste reste toujours ouverte pour permettre aux autres d’y adhérer.

La crise actuelle du CNPM est née à la suite de l’organisation des élections de renouvellement de mandat du bureau du CNPM. A signaler que le mandat de l’ancien bureau arrivait à terme le 09 octobre 2020. Il y a de cela quelques mois, deux listes de bureaux se réclament la légitimité de diriger le patronat. Malgré les tentatives de conciliation, les deux parties font recours à la justice actuellement. Et force est de reconnaître qu’aujourd’hui, il existe deux bureaux et deux présidents du CNPM avec ses supporteurs. « Nous avons donc aujourd’hui deux bureaux et deux présidents du CNPM qui revendiquent tous la légalité et la légitimité en qualité d’organe dirigeant du CNPM. Chacun de ses bureaux ayant à la fois ses supporteurs et ses détracteurs au sein des membres du CNPM » a déclaré une source proche du dossier.

Suite à cette crise, le secteur privé est confronté à d’énormes difficultés. Elles sont entre autres : la perte de crédibilité et d’influence, le déficit de défense des intérêts du secteur privé, d’énormes pertes quant aux acquis syndicaux, l’absence de débats économiques, le déficit de stratégies économique, la démobilisation des investissements, la marginalisation du secteur privé. A rappeler que le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a été créé le 25 janvier 1980. À l’époque, il portait le nom de «Fédération nationale des employeurs de Mali (FNEM). C’était le fruit d’une aspiration des associations d’employeurs du Mali.

Aujourd’hui, le CNPM fait face à une réelle difficulté. Ce qui est sûr, personne ne défendra le secteur privé à sa place. Personne ne réglera ce problème du CNPM mieux que les acteurs. Les décisions de justice ne suffiront pas pour régler le problème au sein du CNPM. A travers cet organe, Feu Moussa  Balla Coulibaly et ses compagnons ont bâti pendant 30 ans une organisation de défense des entreprises, crédible et puissante. La scène actuelle n’honore pas le CNPM. « Nous n’avons pas le droit de regarder ce legs se consumer à petit feu pour finir par mourir sous nos yeux impuissants. Ce serait un gâchis et surtout un échec collectif lourd de sens », a insisté ladite source. Tout en disant qu’« il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard ».

 

Jacques Coulibaly

 

 



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