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Politique

RECOMMANDATIONS FAITES PAR LA CEDEAO AU MALI La France regrette le retard pris dans l’application




Comme tous les Maliens, la France s’impatiente de voir le Mali tourner la triste page de la crise sociopolitique qui le secoue depuis près de deux mois. Dans une déclaration rendue publique, la France affiche son impatience face au retard accusé dans la mise en œuvre des recommandations déjà faites par les médiateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).  

A distance, la France, inquiète de l’évolution de la crise sociopolitique, suit de près la médiation entamée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).  Elle salue la forte implication de la Cedeao dans la résolution de la crise malienne, par le déplacement à Bamako, le jeudi 23 juillet, d’une mission de cinq chefs d’États de la région et par sa décision de tenir un sommet extraordinaire sur la crise malienne, aujourd’hui, lundi 27 juillet 2020.

En effet, malgré l’échec de trois missions de médiation, la Cedeao refuse d’abandonner les Maliens à leur triste sort. Elle reste mobilisée auprès des Maliens en vue de trouver un terrain d’entente entre les acteurs opposés. 

 

Impatience de la France !

Dans sa déclaration, la France n’a pas manqué d’afficher son impatience dans la mise en œuvre des recommandations déjà faites par la Cedeao. « Celles-ci offrent les voies pour sortir de la crise que connaît le pays depuis de nombreuses semaines, pour rétablir la légitimité des institutions mises en cause, la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, et répondre aux demandes de l’opposition et la société civile, dans le strict respect de la Constitution », indique la déclaration.

Par conséquent, la France appelle les membres concernés de ces institutions à tirer au plus vite, dans un geste d’apaisement, les enseignements de la crise et du résultat des médiations successives déployées par la Cedeao.

La France rappelle que le Mali est confronté à de multiples défis sur le plan de la sécurité et du développement économique et social, qui préoccupent l’ensemble des Maliens, les pays de la région et la communauté internationale, qui est massivement engagée aux côtés du Mali.

La France appelle donc l’ensemble des parties à faire preuve de responsabilité et à s’engager dans un dialogue sincère pour aboutir à des mesures consensuelles avant l’échéance du 31 juillet fixée par la Cedeao.

Youssouf Z KEITA

 



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