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Economie

PROMOTION DU LAIT LOCAL EN AFRIQUE DE L’OUEST Au Mali, plus de 22 organisations s’engagent !




Dans l’espace de la CEDEAO, le marché du lait est dominé par le lait en poudre, importé d’Europe. Pour promouvoir le lait local  une coalition a vu le jour en 2018. Elle se veut comme un cadre qui indique que le lait local n’est pas bien sécurisé.

Aujourd’hui, la filière lait local est confrontée à d’énormes difficultés. Selon les acteurs du domaine, la crise dans laquelle se trouve la filière lait local est dû à la surproduction de lait européen. Il s’agit du lait en poudre. Ce produit domine les marchés dans de nombreux pays africains. Une situation qui reste un défi à relever et elle interpelle. « Les importations de produits laitiers sont la première source de confrontation entre la production locale et le marché international », a expliqué Dr Malick Diallo, chef de projet intégré de Sécurité alimentaire et Économique renforcée par l’Élevage (PISAREL). Cette confrontation est d'autant plus importante que le Mali est un des plus gros importateurs de produits laitiers, a-t-il ajouté.

Une coalition « Mon lait est local » a été mise en place, il y a 2 ans. Cela représente, plus de 15 000 agro-éleveurs et 400 à 500 membres des organisations. Au Mali, plus de 22 organisations sont parties de cette coalition. Elles sont entre autres : société Civile, services techniques, organisations paysannes d’éleveurs, organisations d’agriculteurs, consommateurs et consommatrices, chercheurs et chercheuses, mini-laiteries. Cette  campagne est soutenue par des ambassadeurs de renommée internationale. Et elle est active dans six pays : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Tchad.

Pour pousser les chefs d’Etat à agir et à protéger ce secteur, une pétition a été lancée par la campagne « Mon lait est local ». Selon les responsables de cette campagne, en mi-décembre, la pétition a été signée par 36 201 personnes dans la zone CEDEAO. Elle vise à rassembler 55 000 signatures afin de mobiliser tous les acteurs du secteur et ses sympathisants, pour appeler les gouvernements à financer la mise en œuvre de la stratégie et du programme prioritaire d’investissements de « l'offensive régionale lait ».

Selon les experts, les défis à relever pour les chaînes de valeur du lait local sont liés à celui de la sécurisation des systèmes d’élevage, notamment de l’alimentation de l’élevage pastoral. Pour eux, en Afrique de l’Ouest, le défi est double. Il va falloir augmenter significativement la production domestique, avoir la capacité de collecter la majeure partie du lait local, la transformer en des produits, objets de la demande des acteurs. Dr Malick Diallo, chef de projet PISAREL, a indiqué que l'expansion du marché des produits laitiers est une opportunité à saisir pour le développement de la filière lait local de la région. « Une politique laitière, coordonnée dans le cadre de l'offensive lait au niveau régional et reflétée par des politiques nationales cohérentes, peut en effet constituer un outil important de développement rural et de lutte contre la pauvreté », a-t-il conclu.

Jacques Coulibaly

 



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