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Société

PRESIDENCE DU CNPM Les arguments de Mamadou Sinsy Coulibaly




Le Patron des patrons, Mamadou Sinsy Coulibaly dit Madou Coulou veut succéder à lui-même, le 26 septembre 2020, lors des élections de renouvèlement des instances du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM). C’est avec la tête haute que Mamadou Sinsy Coulibaly engage ce combat pour un second mandat contre son challenger, Amadou Dadié Sankaré. En plus d’être soutenu par 17 présidents de groupements professionnels qui sont du secteur des mines, de la publicité, de l’industrie, des banques, de l’agro-business, du commerce du détail, du tourisme, des BTP, il a des arguments solides face à son adversaire, au regard de ses réalisations jamais égalées de l’histoire de CNPM. Les hommes de médias en ont été informés au cours d’une conférence tenue, le mercredi 23 septembre 2020, au siège du CNPM.

Au cours de cette conférence de presse essentiellement axée sur les chantiers bâtis par le bureau sortant dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly, il a été aussi présenté les membres qui composent la liste de candidature de ce dernier. Sur ladite, on retrouve presque toutes les grandes figures du monde malien des affaires. Il s’agit, entre autres, de : Cyril Achcar, Soya Golfa, Moussa Alassane Diallo, Sidi Danioko, Seydou Nantoumé, Seydou Mamadou Coulibaly, Boubacar Diallo. 

Contrairement à la liste adversaire dirigée par Amadou dit Diadié Sankaré qui fait trop de bruit dans la campagne, la liste de Mamadou Sinsy Coulibaly a préféré diriger sa campagne vers sur les seuls membres votant du CNPM qui sont au nombre de 155 personnes. « Nous ne sommes pas dans le spectacle. Nous n’avons pas besoin de faire du spectacle. Nous prenons les opérateurs économiques trop au sérieux pour cela », explique Sidi Danioko.

 

Les œuvres de Mamadou Sinsy Coulibaly

Allergique au pilotage à vue, Mamadou Sinsy Coulibaly, dès son installation, a doté  le Bureau du CNPM d’un plan de développement stratégique (PDS) pour la période 2015- 2020. Ce plan stratégique s’accentuait autour de 6 grands axes, à savoir : le renforcement des entreprises et de l’entreprenariat, le renforcement de la collaboration pour le développement des entreprises, la promotion de la création d’entreprises, la participation au développement économique régional, le renforcement du positionnement stratégique du CNPM et enfin le renforcement institutionnel du CNPM.

Il est à noter que chacun de ces axes stratégiques comportait des objectifs prioritaires, parmi lesquels l’amélioration de l’environnement économique et juridique des entreprises ; le renforcement du dialogue social et celui entre public et privé.

Et malgré le contexte difficile (sécuritaire, politique et économique) dans lequel s’est déroulé son mandat, le Patron des patrons sortant a tenu sa promesse.  Très dynamique et connu pour son franc parlé, il a défendu, à ses risques et périls, la cause du secteur privé malien et cela partout où il est passé. D’ailleurs certaines de ses réactions lui ont coûté des mécontentements de certains acteurs de la justice. Mais il est resté inflexible dans la défense des intérêts du secteur privé malien dont la bonne santé est gage de l’émergence du Mali et de la création d’emplois pour sa jeunesse majoritairement désœuvrée.

Mamadou Sinsy Coulibaly s’est d’abord battu pour l’amélioration du climat des affaires tant institutionnel que juridique, car convaincu que l’investissement privé peut influer positivement ou négativement sur le développement et la compétitivité des entreprises maliennes.

C’est pourquoi, sans répit, le Bureau du CNPM a engagé des négociations avec les pouvoirs publics à la faveur des différentes éditions de la rentrée économique du CNPM. Ces négociations ont permis d’engranger des résultats forts appréciables comme, entre autres, la réduction de la pression fiscale de 4 % sur les entreprises formelles, l’accès préférentiel des PME au marché public, l’acceptation par le gouvernement du principe de la réduction de l’ITS, l’installation d’une autorité nationale de conciliation fiscale, la mise en place d’un mécanisme de protection de l’industrie nationale, l’aménagement de la taxe sur les activités financières afin de la rendre récupérable, pour ne citer que celles-ci.

Le Bureau a pu obtenir également l’organisation des concertations avec les candidats en lice pour l’élection présidentielle de 2018 dont l’objectif était de prendre connaissance des projets de société de ces candidats et présenter en retour les préoccupations des acteurs du secteur privé compilées dans un document appelé Mémorandum du secteur privé. Sur les 24 candidats, 11 se sont prêtés à cet exercice, parmi lesquels les deux arrivés en tête pour le second tour ; la réception, au siège du patronat, du Premier Ministre pour la présentation des grands chantiers du second mandat du Président de la République. A cette occasion, l’implication du secteur privé dans la réalisation des différents projets a été fortement souhaitée par le Chef du Gouvernement.

 

L’institution des « Petits déjeuners professionnels »

Ces rencontres ont offert l’opportunité à certains ministres de rencontrer des chefs d’entreprises dans un cadre convivial afin de discuter avec eux des préoccupations du secteur privé relevant de leurs domaines de compétences.

A cette journée, s’ajoute l’organisation des « Journées de l’entreprise ». Cette journée vise à offrir aux différents acteurs et partenaires du secteur privé un espace d’échanges et de partages d’expériences sur des thématiques précises en vue d’impulser une nouvelle dynamique au renforcement de l’entreprise privée au Mali. Ces journées ont réuni, à chaque édition, une centaine d’entreprises et divers autres acteurs, venus de la sous-région et de la France.

Sur le plan international, le CNPM s’est beaucoup investi dans le fonctionnement des organisations sous régionales d’employeurs auxquelles il appartient. A ce titre, il faut noter : la parfaite organisation de l’Assemblée générale de la fédération des organisations patronales d’Afrique de l’Ouest (FOPAO), à Bamako, en juin 2019 qui a vu la réélection de M. Jean Marie Acka, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGEC) à la tête de la FOPAO. L’implication du CNPM dans la création de l’Union des Patronats du G5 Sahel (UPAS), dont Mamadou Sinsy assure désormais la vice-présidence. L’organisation, en collaboration avec le MEDEF, d’un forum économique, en marge du sommet Afrique-France 2017. Ce cadre d’échanges a enregistré la participation de près de 300 chefs d’entreprises venant de plus de 40 pays d’Afrique et de la France.

Dans le cadre du renforcement institutionnel, le bureau a, dès sa prise de fonction, considéré le renforcement du secrétariat général du CNPM comme une priorité majeure. Ainsi, un audit organisationnel a été réalisé pour restructurer ce service technique afin de lui permettre de mieux répondre aux attentes des membres. Le personnel a été renforcé en particulier par le recrutement de jeunes cadres, bien formés, ayant déjà une expérience solide dans différents domaines. Sur le plan de la trésorerie, les flux financiers ont été maitrisés afin de faire face aux engagements contractés et de jeter les bases d’un véritable équilibre budgétaire. Des efforts ont été déployés dans le recouvrement des cotisations. Des prises de participation dans des sociétés à forte rentabilité ont permis de générer des ressources complémentaires. A titre d’exemple, le rachat de certaines actions de la BDM initialement détenues par la CCIM.

Suite à la décision du gouvernement de mettre fin à la participation de l’Etat dans le capital de ladite Banque, le ministère de l’Economie et des Finances a en effet autorisé la vente des achats détenus par la CCIM au CNPM afin d’augmenter la participation du secteur privé au niveau de la BDM SA. Le CNPM dispose aujourd’hui d’une solidité financière qui le met à l’abri des tensions de trésorerie.

Youssouf Z KEITA



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