news-details
Santé

PRATIQUES TRADITIONNELLES ET MODERNES EN SANTE DE LA REPRODUCTION AJCAD et Amplify à la recherche d’un trait d’union pour une plus large adhésion




Faire le tri entre ce qui est bon dans la tradition malienne en matière de santé de la reproduction et ce qui est mauvais afin que les bonnes pratiques traditionnelles servent à consolider les pratiques modernes, tel est l’exercice dans lequel s’est lancée l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté active et la Démocratie (AJCAD-Mali), en collaboration avec Amplify Change Mali, avec les  representants des dix organisations jeunes de la société civile identifiées à Bamako et Ségou, pour accompagner la mise en œuvre de ce  projet. Intitulé “Formation sur la clarification des valeurs en matière de la santé de la reproduction”, la cérémonie d’ouverture de l’atélier s’est déroulée le lundi 10 juillet 2020, en présence de Ousmane Maïga, Directeur des Programmes de l’AJCAD-Mali.

Selon le Directeur des programmes de l’AJCAD, Ousmane Maïga, la formation, qui durera trois jours, aura pour but de : renforcer les compétences des associations membres de l’Alliance, étudiants en santé et en droit, de jeunes et de femmes, en clarification des valeurs pour une transformation des attitudes face à la gestion de la santé de la reproduction.

A en croireOusmane Maïga, les valeurs sont des concepts ou des convictions concernant un état final ou un comportement souhaitable qui transcendent les situations spécifiques, guident nos choix ou nos jugements face aux comportements et aux évènements et sont classés par ordre d’importance relative. Du coup, explique-t-il, les valeurs sont des choses auxquelles nous tenons et que nous jugeons importantes. “Elles influencent notre conduite et notre vie“.

Elle vise une compréhension, une connaissance de soi-même, une découverte de ce qui est important et de ce qui a un sens. Les interventions de clarification des valeurs ont été appliquées à de multiples problèmes de santé publique et sociaux. Dans le domaine de la santé sexuelle et génésique, les interventions de clarification des valeurs ont été de plus en plus utilisées pour traiter des problèmes tels que le rejet des personnes infectées par le VIH, la volonté des cliniciens à pratiquer des avortements et la volonté des prestataires de soins et de services à exécuter des prescriptions pour une contraception (planification familiale)”, commente Ousmane Maïga.

A l’en croire, dans les  pays du partenariat de Ouagadougou, les questions des DSSR semblent se heurter aux valeurs construites et qui régulent la vie des individus. La plupart des sujets liés au sexe, à la sexualité, font face à une attitude de rejet et de discrimination à l’égard de nombreux acteurs (défenseurs  de service comme demandeurs des soins).

C’est pourquoi, indique-t-il, il est important de se servir de ces valeurs aujourd’hui, en prenant les pratiques qui sont bonnes dedans, les parfaire davantage en vue de consolider davantage les acquis modernes en matière  de la santé de la réproduction.

Pour ce faire, les participants à la formation ont pour lourde tâche, entre autres, de: présenter l’état des lieux sur les DSSR  au Mali : acquis et les défis ; identifier et justifier les valeurs qui sous-tendent les convictions et attitudes actuelles vis-à-vis des DSSR et décrire les valeurs alternatives et leurs conséquences.

Au-delà, au cours de cette formation, il s’agira aussi de renforcer la connaissance des organisations de jeunes de la société civile sur les droits en matière de la santé de la réproduction afin qu’elles servent de relais auprès des populations.

Youssouf Z KEITA

 



  • TAGS

You can share this post!