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Politique

Pr. DOULAYE KONATE AUX ENSEIGNANTS "Le nouveau Mali dont nous rêvons sera à l’école ou ne se fera pas"




Le ministre de l’Education nationale, Pr. Doulaye Konaté, a donné, ce lundi 12 octobre, à l’école N’Tomi "AB" de N’Tomikorobougou, non loin du stade Mamadou Konaté, le coup d’envoi des épreuves de l’examen du diplôme d’études fondamentales (DEF) qui ont lieu sur toute l’étendue du territoire national.

 

La directrice de l’Académie de Bamako/Rive gauche, le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), le directeur de l’enseignement fondamental, Mme le maire de la Commune III ont tenu à être les témoins oculaires de cette cérémonie hautement symbolique qui consacre la fin d’une année particulièrement difficile pour le pays, d’une manière générale, et en particulier, l’espace scolaire, perturbé par de nombreux soubresauts.

Le ministre Doulaye Konaté, après avoir salué le drapeau national, s’est aussitôt adressé à ses collègues, surveillants et responsables du centre d’examen, en décrétant la tolérance "zéro" à la fraude. "Je suis venu ici pour vous remercier et vous féliciter pour les efforts et sacrifices que vous avez déployés pour préserver notre bien commun, à savoir l’avenir de nos enfants".

Un véritable hymne pour le sacrifice que le ministre de l’Education a tenu à dédicacer à ses collègues-enseignants, lesquels, dit-il, accusés, à tort ou à raison, de la faillite de l’école, ne devraient pas pourtant en assumer seuls la responsabilité du fait que cette faillite entraîne une responsabilité collective, l’école étant une affaire de tous, le reflet de la société.

Le ministre, qui croit à la force morale et intellectuelle du métier d’enseignant qui est un sacerdoce, a invité les surveillants et les responsables du centre à l’observation stricte du règlement des examens, en décrétant la tolérance "zéro" à la fraude.

"Pas de sévérité, mais je vous invite au respect scrupuleux pour des examens propres", a précisé le ministre Konaté qui n’a pas manqué d’appeler les enseignants à se méfier, comme la peste, de "ceux-là mêmes qui leur courent derrière en leur demandant des faveurs pour les candidats, mais qui sont en réalité les premiers à les vilipender".

Pour le ministre, en tout lieu et en toute circonstance, l’enseignant, en face de ses responsabilités, doit constamment se remémorer de la "force morale et intellectuelle" qu’incarne sa profession pour se mettre au-dessus de ces "vaines et sordides tentations" qui ternissent l’image de marque du métier.

Une fois ce serment pour la bonne cause partagé avec les enseignants-surveillants, qui ont apprécié à sa juste valeur cet appel à la responsabilité du ministre Konaté, le voilà donc, dans le vif du sujet, en face des candidats du centre N’Tomi "AB", riche de ses 250 candidats et 20 surveillants. Il a pu visiter trois salles d’examen, dont l’une pour des arabophones.

Tout en souhaitant bon courage et parfaite sérénité aux candidats, le ministre leur a rappelé que l’examen n’est que le prolongement de la composition en classe. "Je suis fier de me retrouver en face de vous pour vous dire que nous vous soutenons dans l’effort. Vous êtes tous, ici, des enfants du Mali, égaux en droits. Cette équité de chance et de droit, nous vous la garantissons à tout prix pour vous permettre, face à l’épreuve, de vous épanouir pleinement, chacun selon ses connaissances".

C’est la raison pour laquelle il a exhorté les enfants à ne compter que sur leur propre effort personnel et de se fier au fait que, désormais, dans notre pays, les choses doivent absolument changer, car, il en est convaincu "le Mali nouveau, dont nos rêvons tous, passe par l’école ou il ne se réalisera pas".

D’ores et déjà, a-t-il révélé aux candidats, "j’ai donné la ferme instruction aux surveillants que les examens soient propres".

Source : CCOM-MEN

 



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