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Politique

Marche de protestation du M5-RFP Le vendredi de toutes les incertitudes ?




Le mouvement du 5 juin est sur pied de guerre, après sa rencontre avec le Président de la République. Pour maintenir la pression, ils ont décidé de sortir le vendredi pour battre à nouveau le pavé.

Dans sa volonté de décrisper le climat social, le Président IBK a accordé une série d’audiences à plusieurs organisations de la société civile. Celles accordées à l’imam Mahmoud Dicko et les responsables du M5-RFP s’inscrivent dans ce registre.  Ces rencontres avaient suscité beaucoup  d’espoir mais ce fut de courte de durée. Aucune décision concrète n’a été prise par le Président de la République qui est naturellement la clé de voûte de la crise qui empêche notre pays de respirer. Au finish, les responsables du M5-RFP ont décidé de mettre la barre très haute en maintenant le rassemblement du 10 juillet 2020 ; un rassemblement qu’ils ont qualifié d’assaut final pour faire fléchir le Président IBK et le pousser à prendre en compte leur mémorandum. La montagne a-t-elle accouché d’une souris ?

. Ainsi, Professeur Clément Dembélé a affirmé que le M5-RFP misait beaucoup sur cette rencontre pour une sortie de la crise qui ébranle notre pays. A l’en croire, cette rencontre a été une déception pour le mouvement du 5 juin rassemblement des forces patriotiques. Parce que le président leur a demandé d’aller discuter avec la majorité présidentielle, une majorité à laquelle, selon lui, le Président IBK n’a jamais accordé une importance dans ses prises des décisions et n’a jamais pris en compte une décision émanant de celle-ci.

Avec ce soulèvement populaire demandant sa démission, le mouvement a décidé de faire un mémorandum pour décrisper les tensions et le Président de la République devrait, en principe, répondre à son peuple de façon positive et non le renvoyer vers la majorité. Toute chose que les dissidents considèrent comme l’expression d’un mépris à l’égard du peuple malien qui aspire à un changement notoire dans la gestion des affaires publiques. 

C’est pourquoi professeur Clément Dembélé invite la population malienne à sortir massivement le vendredi prochain pour l’assaut final qui sonnera le glas, avec la désobéissance civile. Il renchérit ensuite qu’ils demandent au peuple de prendre d’assaut toutes les institutions et services de l’Etat  pour paralyser la vie de la nation.

 « Si le M5-RFP avait refusé les négociations, la population allait les qualifier des destructeurs ou d’assoiffés du pouvoir. Sinon, on s’attendait à ce comportement mais, malgré cet état de fait, on a fait un mémorandum pour essayer de trouver une solution pérenne pour le bonheur de la population malienne», a-t-il précisé.

D’ailleurs, dénonce-t-il, depuis le début jusqu’à nos jours, la seule chose que le Président de la République a pu faire, c’est l’application de l’article 39 des enseignants. Il l’a fait  sous l’effet de la pression de la rue. En réalité, les autorités maliennes n’avaient pas la volonté d’appliquer cette loi promulguée par le Président de la République.

Les remontrances !

Aussi, ajoute-t-il, les Maliens ont décidé de prendre leur destin en main pour réclamer le départ du Président parce qu’ils ont compris que le problème du Mali n’est pas un problème des premiers ministres, puisqu’il a changé 7 fois de premiers ministres. Et, c’est dans cette logique que l’espoir Mali kura a refusé d’apposer sa signature sur le mémorandum. Avec l’injonction de la communauté internationale, des familles fondatrices de Bamako, l’Imam Dicko a accepté d’aller sur la table de négociation pour un dialogue franc entre Maliens.

Pour cela, selon Clément Dembélé, le Président IBK devrait faire preuve de considération pour répondre au mouvement, de façon positive. « La majorité présidentielle n’est qu’un folklore du point de vue du Président de la République.  C’est comme s’il n’a pas entendu le cri du cœur du peuple malien », a-t-il précisé.

Le vendredi prochain, le peuple malien sortira pour faire appliquer l’article 121 de la Constitution qui va dans le sens de la désobéissance civile. « Nous allons sortir le vendredi pour réclamer à nouveau le départ du Président de la République et il quittera le pouvoir », a-t-il conclu.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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