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Economie

Lutte contre la corruption Les syndicats s’investissent !




La plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption a organisé, le mercredi 18 novembre 2020, un atelier de validation de son plan d’actions triennal 2020-2023, au mémorial Modibo Keita. 

La corruption est devenue une gangrène dans la société malienne en ce qu’elle entrave son développement social et économique. La prévention et la lutte contre la corruption contribuent à l’instauration d’une justice sociale et à l’apaisement du climat social par la bonne gestion des ressources publiques et la redistribution des richesses ainsi créées.

Par souci d’exemplarité, la plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption a mis en place, en son sein, des mesures de prévention de la corruption. Ces mesures peuvent, entre autres, comprendre : l’élaboration d’une cartographie de risques et son évaluation à chaque étape du risque de corruption ; l’élaboration et l’adoption d’un code de conduite assorti de sanctions en cas de comportement déviant ; la mise place d’un dispositif de dénonciation.

Pour le président de la plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, cette plateforme  a été une recommandation forte de l’atelier organisé par l’office contre de lutte la corruption et l’enrichissement illicite en partenariat avec les organisations syndicales le 12 juillet 2019 au gouvernorat du district de Bamako sur le thème « rôle du syndicat dans la lutte contre la corruption » en marge de la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption.

L’impérieuse nécessité de ladite plateforme a été ressentie lors de l’atelier de haut niveau sur la problématique de la déclaration des biens en Afrique, tenu du 26 au 27 février 2020 au grand hôtel de Bamako, qui a permis un échange fructueux entre les présidents des institutions de la lutte contre la corruption des pays africains. C’est ainsi les organisations syndicales composées de la confédération syndicale des travailleurs du Mali ( CSTM), de la centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), de la confédération malienne des travailleurs (CMT), de la coordination des syndicats de la DAF, des DRH, des CPS, des DFM, de la primature et des départements ministériels ( CSDDCD),  du  syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC), du syndicat libre des travailleurs du ministère de l’administration territoriale ( SYLTMAT), du syndicat libre des travailleurs du ministère des Affaires étrangères (SYLTAE), du syndicat national des travailleurs des collectivités (SYNTRACT), du syndicat autonome des greffiers et secrétaires de greffe (SYNAG) ; ont décidé de former une union sacrée autour de l’Oclei et d’autres structures de contrôle et de vérification. Objectif : prévenir voire en diguer la corruption.

La corruption au Mali est devenue un fléau qui sape tous les ambitieux projets d’épanouissement des travailleurs et la répartition du revenu reste encore une véritable illustration de la loi de Pareto. « Nous sommes des syndicalistes patriotes et éclairés, nous déplorons les inégalités de traitement des primes et indemnités qui se traduisent par une pollution du climat social. La lutte contre la corruption est sans doute une aspiration des forces vives de la nation malienne. Elle demeure la revendication majeure de la quatrième République. Nous sommes convaincus que l’acte de création de l’Oclei a des insuffisances car la déclaration des biens doit concerner tous les travailleurs civils et militaires, les opérateurs et, a priori, les responsables des institutions. L’engagement des organisations syndicales va faciliter la correction de l’aspect inégalitaire. Au Mali aujourd’hui, s’opposer à la lutte contre la corruption est sans doute un affront contre la volonté populaire » a-t-il dit.

Seule l’union sacrée des organisations syndicales et la société civile pourrait être une panacée pour éradiquer ce fléau de la corruption qui est loin d’être une fatalité mais qui malheureusement hypothèque nos précieuses ambitions d’assurer un salaire de dignité pour les citoyens.

Le représentant des syndicats a invité les participants à s’investir pour que la lutte contre la corruption soit une réalité dans notre pays. Il est également revenu sur le rôle des syndicats dans la prévention et dans la lutte contre ce fléau qui entrave le développement de notre pays. « Je suis très optimiste quant à la réussite de cette mission certes délicate, mais à la portée des syndicats » a-t-il ajouté.

Pour le représentant de l’Oclei, Oumar Traoré, l’office central de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite accompagnera toutes les actions qui concourent à mettre fin à la saignée du trésor national.

La plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption est dirigée par un bureau national de 19 membres. Son objectif est entre autres : impliquer les syndicats dans la prévention et dans la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite, la délinquance économique et financière en vue d’informer et de sensibiliser les travailleurs sur l’existence, les causes et les graves conséquences de ces fléaux sur leurs conditions de vie et de travail ; mettre au cœur  de la gouvernance l’intégrité, la transparence, la responsabilité, la bonne gestion des affaires publiques et des biens publics en tant que règles déontologiques inspirées de nos valeurs sociétales.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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