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Economie

LICENCEMENT DE 66 EMPLOYES DE L’HOTEL DE L’AMITIE Les responsables apportent des clarifications




Les dirigeants de l’hôtel Laïco l’amitié ont animé une conférence de presse, le mercredi dernier. L’objectif était d’expliquer aux maliens, les raisons du licenciement de 66 travailleurs. Cette décision imposée par la conjoncture a été prise à contrecœur pour sauver l’entreprise et des emplois, selon le directeur général, Karim Debbeche

Le directeur général de l’hôtel Laïco Amitié, Karim Debbeche, a d’abord expliqué les conditions dans lesquelles son hôtel s’est installé au Mali. « Nous avons commencé officiellement nos activités au mois de mars 2020 », a-t-il rappelé. « Mais malheureusement, déplore-t-il, au bout de quelques semaines, est survenue la crise sanitaire de la Covid-19. Nous étions obligés d’y faire face. Il fallait envoyer certains employés en chômage technique. Et nous étions le dernier hôtel de la place à avoir procédé à la mise en chômage technique des agents ».« Cette décision imposée par la conjoncture a été prise à contrecœur pour sauver l’entreprise et des emplois », a-t-il ajouté  Selon ses dires, malheureusement, les représentants des travailleurs auprès de la direction n’ont pas voulu collaborer. « Nous avons adressé une liste de personnes licenciées aux délégués du personnel, avec des critères de licenciement tel que mentionné par l’article L48 du Code du travail, mais les délégués ont boycotté les réunions », a déploré le patron du groupe « Granada ». « Lorsque la situation financière s’améliorera, le personnel licencié sera priorisé lors du recrutement, cela conformément à la loi », a-t-il promis. A sa suite, son avocat Me Aliou Abdoulaye Touré, insistera : « Le secteur de l’hôtellerie a été touché par la crise sanitaire. Malgré ce contexte difficile, l’hôtel Laïco Amitié a fait l’effort, en tentant de sauver ce qui peut l’être. Et c’est conformément à la réglementation en vigueur au Mali qu’il a été amené à faire de telle sorte que des employés soient mis en chômage temporaire ». D’après lui, l’article 35 du Code du travail au Mali parle de la possibilité donnée à l’employeur, lorsqu’il traverse des moments difficiles, de procéder à la mise en chômage temporaire. « À un moment donné de la crise, explique-t-il, on était obligé de dépasser le stade du chômage technique pour aller véritablement au licenciement pour motif économique », révèle-t-il, ajoutant que son client a scrupuleusement respecté les procédures tout au long des deux processus. À cet égard, Me Aliou Abdoulaye Touré a déploré le comportement du personnel licencié qu’il accuse de proférer « des injures », marquées sur des pancartes et des banderoles, à l’encontre de la direction de l’hôtel et à l’endroit des hôteliers dont les emplois ont été préservés. Tout en rappelant que l’hôtel est ouvert au dialogue, il a ajouté que ces actes ne peuvent pas rester impunis dans un État de droit.

| SEYDOU FANE



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