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Culture

LE DEF 2020 plus qu’une promo de 100%




Les enseignants se battent jusqu’à leur dernier souffle, en encadrant les élèves à affronter les examens de fin d’année, au même moment, les candidats paresseux passent leur temps au dehors en comptant sur la fuite des sujets pour réussir l’examen. Des Bamakois nous donnent leurs avis sur le sujet.

Oumar Barou Coulibaly, enseignant et parent d’élève : la fuite des sujets n’est que la politique du gouvernement pour élever le taux de réussite au D.E.F. Le gouvernement sait pertinemment qu’il a détruit le système éducatif, le niveau des élèves est très bas et ils étudient deux mois seulement sur les neuf mois de l’année scolaire, à cause des grèves. C’est pourquoi, le gouvernement ne sanctionne personne, alors qu’il sait là où les sujets font fuites.

 

Kadia Koné, candidate au DEF : le DEF de cette année était la promo’’, parce qu’avec la fuite des sujets, les enseignants nous traitaient les sujets avant même le commencement des épreuves. Mais ce n’est pas tous les enseignants qui le faisaient. Je suis sûr que, cette année, je serai admise au D.E.F.

 

Adama Diarra, étudiant : si les organisateurs eux-mêmes ne veillent pas sur les sujets jusqu’aux salles d’examen, à quoi bon d’organiser cet examen ?

Pourquoi ne pas supprimer finalement ce soi-disant examen, si leur organisation restera toujours mise en cause ?

Cette pratique favorise plus les élèves paresseux et décourage ceux qui comptent sur leurs propres efforts pour passer à l’étape supérieure.

 

Djénèba Diarra, parent d’élève : pour cette année, ce n’était pas du tout un examen, mais plutôt des simples exercices à domiciles qui ne permettront jamais d’évaluer le niveau des élèves. D’ailleurs, c’est à Bamako qu’il y’a plus cette pratique par rapport aux coins reculés.

 

Kaba Sidibé, enseignant : je dirai que la fuite des sujets, lors des examens de fin d’année, est un fait répétitif, voire même une habitude. Mais le cas de cette année est encore pire.

Alors, si on essaie de situer la responsabilité de ce fait, nous verrons que l’Etat est le principal responsable dans la mesure où il est l’unique organisateur de ces examens. Au paravent, le même scénario se déroulait, mais il arrivait à remédier à la situation en changeant les sujets ; d’où le plan B. Tandis que, cette année, les sujets circulent 24h avant et les élèves retrouvent les mêmes sujets dans les classes examens.

Pourquoi ne pas les changer ? Parce que ça les arrange aussi.

 

Sidiki Traoré, candidat au DEF : l’examen de cette année a été plus une promo de 100%, parce qu’on a eu la chance d’avoir vu les sujets bien avant l’heure de les traiter.

Fatoumata Douyon

(Stagiaire)

 



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