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Santé

JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE, ÉDITION DE 2020 Le Mali compte déjà une prévalence de diabète de 2,4%




Chaque année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale du diabète. Le Mali à l’instar des autres pays s'apprête à commémorer, la journée mondiale du diabète sous le thème : « personnel infirmier et le diabète ». En prélude à l'événement, le ministère de la Santé et du Développement social en collaboration avec la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali (FENADIM),  l’ONG Santé Diabète et leurs partenaires a organisé, jeudi 12 novembre 2020, à l'OMS une conférence de presse. Objectif : donner d’amples informations aux hommes de média sur le diabète.

Pour Dr Ousmane Sy, de la direction générale de la santé et de l’hygiène publique (DGSHP), la journée mondiale du diabète est prévue le samedi 14 novembre 2020 à Fana. « Comme vous le savez le diabète est un problème majeur de santé publique sinon un problème de développement. Parce que quand il y a les complications du diabète, c’est absentéisme au travail et au niveau scolaire. En ce moment, c’est un frein au développement si ce n’est pas bien géré. Et le contexte particulier du covid-19 dans lequel le monde entier vit, fait que les personnes atteintes de diabète, surtout les taux de morbidité de façon générale rendent plus vulnérables ces personnes à faire des complications d’où la nécessité de sensibiliser davantage nos populations. Je profite de cette occasion pour remercier santé diabète pour les efforts consentis », a-t-il laissé entendre.

A en croire, Balla Kouyaté, président de la fédération nationale des diabétiques du Mali, c’est grâce à Santé diabète qu’aujourd’hui, le Mali est la plaque tournante dans le cadre de la prévention et de la prise en charge du diabète au niveau de la sous-région. « J’invite mes camardes de la fédération, mes camarades de l’association malienne de lutte contre le diabète pour qu’ensemble nous conjuguions nos efforts dans le cadre de la prise en charge de cette pandémie qu’est le diabète de nos jours. Si les taches sont bien faites, correctement assumées, nous pensons et d’ailleurs il aurait être autrement que le diabète soit davantage mieux connu sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il dit.

Dr Fousseyni Dienta de l’association malienne de lutte contre le diabète pour sa part, il a donné des informations sur leur association qui est la première au Mali à se lancer dans la lutte contre cette maladie. Pour lui, l’objectif principal de leur association est d’améliorer la prise en charge du diabète au Mali. « Cette année, nous allons organiser une journée de dépistage du diabète au centre de lutte contre le diabète, le 21 novembre 2020. On n’a pas moins de 2000 personnes dépistées chaque année », a-t-il dit.

Le diabète un problème de santé publique

Dr Ba Traoré a fait une présentation sur le diabète et sa prévention, FDR, prise en charge du diabète au Mali, l’implication du personnel infirmier dans la prévention et dans la prise en charge du diabète. Selon lui, le diabète est une maladie qui se définit par une glycémie trop élevée en permanence. Il existe 3 formes principales de diabète : le diabète type 1 qui touche 10% des personnes atteintes de diabète et principalement les enfants et les jeunes adultes : le pancréas ne fabrique plus du tout d’insuline et doit être compensé artificiellement par des injections sous-cutanées d’insuline quotidiennes.

Le diabète type 2, qui concerne 90% des personnes atteintes de cette maladie et plus particulièrement les adultes de plus de 45 ans, sédentaires et en surpoids, est lié à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme.

Le diabète gestationnel survient chez la femme enceinte, avec une hyperglycémie de sévérité variable et des risques accrus de complications pendant la grossesse et l’accouchement et de développer ensuite un diabète de type 2.

 Aussi, Dr Ba Traoré a indiqué clairement qu’on ne peut pas prévenir le type 1 mais par contre on peut prévenir le diabète type 2. Prévenir le diabète revient à réduire les facteurs de risque évitables pour ceci, il est impératif d’adopter une alimentation équilibrée. C’est-à-dire manger moins sucré, moins gras et moins salé, manger plus de fruits et des légumes et éviter de grignoter entre les repas. En plus d’avoir une alimentation équilibrée, il faut faire régulièrement une activité physique (45 minutes d’activité physique 3à 4 fois par semaine réduit de 40% le risque de développer un diabète de type 2 et de surveiller son poids pour ne pas développer un surpoids ou une obésité.

Par ailleurs, il a dit que le rôle des infirmiers est primordial pour la prise en charge des personnes atteintes de diabète. Ceux-ci sont directement en contact avec les malades. C’est pourquoi un bon vivier d’infirmier a été formé.

Le directeur général Santé diabète, Stéphane Besancon a fait un bref aperçu sur les objectifs et stratégie d’intervention, quelques résultats et perspectives. Mieux, il a précisé que le diabète est un réel problème de santé publique.

Cette journée mondiale du diabète est célébrée chaque 14 novembre, ce choix correspond à l’anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, ont pour la première fois développé la théorie qui est à l’origine de la découverte de l’insuline en 1921.

Faut-il le rappeler, le diabète est une maladie chronique qui touche, aujourd’hui, plus de 463 millions de personnes dans le monde. Il affecte déjà une personne sur 11 et le diabète gestationnel une naissance sur 7. Il représente la 7ème cause de décès dans le monde. Le Mali compte déjà une prévalence de diabète de 2,4% mais aussi une prévalence de surpoids de 22% et d’obésité de 5,7%.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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