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Culture

INTERVIEW MAMAN YOSSI, CHARGÉ DE COMMUNICATION À L’AE BAMAKO RIVE DROITE « Il va falloir déployer de gros moyens pour relever le défi »




Aujourd’hui, l’école malienne va mal. De ce fait, nous avons rencontré Maman Yossi, chargé de communication à l’Académie d’enseignement de Bamako rive droite qui nous fait part de son impression sur l’évolution du système éducatif.

Les Echos : Comment décrivez-vous la situation éducative malienne de ces deux dernières années ?

Maman Yossi : En passant par les régions du sud, du centre, tout le monde est inanimé là-dessus que l'éducation au niveau de notre pays dans ces dernières années est confrontée à beaucoup de problèmes. En faisant retour en arrière, au cours de l'année scolaire 2018-2019, on a recensé de nombreux cas de grèves organisées par les syndicats des enseignants. Il a fallu la nomination d'un ministre spécialiste, notre feu Dr Temoré Tioulenta, qui est venu sauver l'année scolaire 2018-2019. Et concernant l'année scolaire 2019-2020, nous pouvons déjà constater qu'à la rentrée en octobre, nous avons assistés à des sorties organisées par la synergie des enseignants qui réclamaient l'application de l'article 39. Donc, ce mouvement a continué au cours du premier trimestre qui a atteint le deuxième trimestre. C'est seulement en juin qu'il y a eu un dénouement heureux et les cours viennent juste de reprendre. Ainsi, je décrirais que l'école malienne est une école malade, orpheline et une école qui est vraiment au bas de l’échelle aujourd'hui. Il va falloir déployé de gros moyens humains, matériels, financiers pour pouvoir relever ce grand défi de l’école.

Les Echos : Quelles sont les raisons de cette situation ?

M.Y : Les raisons, elles sont multiples. D’abord, il y a les enseignants qui se plaignent de leur condition de travail. A côté de cela, il y a également les parents d’élèves aujourd’hui qui se plaignent du fait que leurs enfants n’arrivent pas à accéder aux salles de classe.  Et du côté de l’Etat, il y a le gouvernement qui se plaint de la qualité de l’enseignement. Il y a beaucoup de problème au tour de l’éducation aujourd’hui.  Mais de façon générale, je place ce problème dans le cadre de ces grèves incessantes des enseignants de l’éducation.

Les Echos : Bientôt les examens, comment voyez-vous la préparation de ces examens ?

M.Y : Les examens peuvent se tenir, l’Etat a mis des moyens pour ça. Le constat est qu’aujourd’hui quand tu vas dans chaque établissement, ce sont les classes de la 9eme année et de la terminale, les classes d’examen, qui prennent des cours. Les cours se font normalement. Et vu que ce qui s’est passé au premier trimestre ainsi, si les élèves et les enseignants s’y mettent ils sont capables d’épuiser le programme et de faire face à l’examen.

Les Echos : Est-ce que les programmes ont été épuisés dans les écoles privées et publiques ?

M.Y : A ce que je sache au niveau des écoles privées, il y a n’en qui ont effectivement épuisés leurs programmes. Il y a n’en aussi qui sont en train d’aller vers la fin des programmes. Le gros problème se situe au niveau des écoles publiques qui ont vraiment beaucoup à faire. Je pense qu’avec l’engagement des autorités, du corps professoral, le retard peut être comblé.

Les Echos : Etes-vous optimiste pour les examens de cette année ?

M.Y : Je suis carrément optimiste tant qu’on veut on peut nous avons deux bon mois voire trois mois pour pouvoir comblé ce vide.



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