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HAUT CONSEIL DES MALIENS DE L’EXTERIEUR Le covid 19 fautif du prolongement du mandant du président




Le haut conseil des maliens de l’extérieur (HCME) a organisé une rencontre avec les hommes de médias. L’objectif était : les maliens établis à l’extérieur face aux enjeux de la transition. C’était le 23 Octobre 2020 à leur siège à Niamacoro, présidé par Mohamed Sidibé, vice président du HCME. 

 Le HCME est une association reconnue d’utilité publique par Décret N°09-594/PR-M du 3 Novembre 2009. Ainsi, dans le cadre de sa mission, le HCME a participé du 10 au 12 septembre 2020 à la concertation nationale sur la transition. Une quinzaine de pays étaient présents, malgré les restrictions imposées par le Covid19. Le président du HCME, Habib Sylla en personne, a conduit la délégation au cours des trois jours de concertation.

Selon le vice président du HCME, Mohamed Sidibé, « en tant qu’association reconnue d’utilité publique, le HCME a le statut de représentant officiel des maliens établis à l’extérieur et d’interlocuteur des pouvoirs publics. C’est à ce titre qu’il désigne les représentants des maliens de l’extérieur au sein des institutions».

Il poursuit en affirmant que le HCME tient régulièrement ses assises dans les délais statutaires. Cependant, à cause de la pandémie du coronavirus, il a du reporter la réunion de son conseil d’administration qui devait se tenir en Avril et celle de la conférence en d’Aout 2020.

L’occasion fut saisie pour le vice-président du HCME pour démentir les rumeurs selon lesquelles le bureau actuel est illégal.

« Le report du renouvellement du bureau est dû à un cas de force majeure à l’échelle planétaire. Le covid 19 constitue effectivement un cas de force majeure qui justifie amplement  le report du conseil  d’administration  et la conférence dont la tenue nécessite le regroupement de plusieurs centaines de personnes et il ne saurait rendre le bureau actuel du HCME   illégal, d’autant plus que tous les  participants ainsi que les autorités maliennes ont été informés dans les délais requis. Dès que la situation reviendra à la normale, les convocations seront renouvelées et les assises se tiendront », a précisé Mohamed Sidibé.

La rencontre fut marquée par une série de questions-réponses, pour savoir si les textes du HCME prévoient le report en cas de force majeur.

« Naturellement les statuts du HCME disent qu’une conférence ordinaire est convoqué tous les  5 ans. Cette conférence est organisée autant de fois, à la demande du président ou des deux tiers. La conférence des maliens de l’extérieur est composé des délégués dignement mandatés par des conseils de base, c'est-à-dire des pays d’accueil. Pendant le covid19, étant donné que les membres du haut conseil sont dispersés à travers le monde, les avions n’étaient pas disponibles. Il n’y avait aucun moyen pour certains de participer a une conférence  et les frontières étaient hermétiquement  fermées. C’est un cas de force majeure », a répondu Sidibé.

Pour ce qui concerne les textes, il affirme que, depuis la création du haut conseil, il ya eu des reports  dans le temps et, jusqu’à nos jours, les cas de force majeur obligent le HCME à faire des reports. « Nous nous ne sommes pas contraires à l’application des textes », précise Sidibé.

Pour lui, le  mandat est une mission que l’on  confie à une personne  et qu’aucun membre du haut conseil ne bénéficie de quoi que ce soit en prolongeant la conférence.

 « Nous avons même souvent des problèmes à trouver des responsables parce que les gens savent qu’en assumant un poste de responsabilité, cela aurait des conséquences financières.  Le HCME reçoit de la part du gouvernement malien environ 30 millions par an. Cette somme est insuffisante pour le bon fonctionnement de notre association », affirme le vice président du HCME.

Pour rappel, l’expression proposée par la conférence nationale de 1991 pour désigner les maliens de l’extérieur et consacrée par la Constitution du 25 février 1992 en ses articles 102 et 110 est « maliens établi à  l’extérieur » et non diaspora. Le HCME a souligné cette disposition lors de la concertation nationale organisée, au CICB, du 10 au 12 Septembre 2020. C’est pourquoi, la feuille de route et la charte de la transition ont retenu la terminologie « maliens établis à l’extérieur » qui sous-entend un rattachement juridique à l’Etat du Mali.

Au cours de la concertation nationale sur la transition, les préoccupations du HCME ont été prises en compte, à savoir la présence effective des maliens établis à l’extérieur, pour rester un acteur majeur des changements dont le pays  a besoin dans tous les domaines, et pour que soit prise en compte la dimension Migration et Développement dans toutes les politiques au Mali.  A cela, s’ajoute l’obtention de la création d’une collectivité publique dédiée aux maliens de l’extérieur qui couronnera une lutte du HCME. Cela a commencé depuis 1991, à sa création, et permettra une représentation plus équitable au sein des institutions.  

Korotoumou Diabaté

 



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