news-details
Politique

GOUVERNANCE La diaspora réclame des postes




Le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) a demandé, lors d’un point de presse, que des postes de nouveaux ministres soient attribués aux Maliens effectivement établis à l’étranger mais aussi 10% des sièges de la future Assemblée Nationale ou au sein d’une Assemblée constituante si celle-ci est créée.

Depuis le début, le 11 juin 2020, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a reconduit le Premier ministre Boubou Cissé, avec comme Première mission de former un gouvernement d’union nationale et de large ouverture mais restreint à vingt-cinq ministres, selon les résolutions du Dialogue National Inclusif, a souligné, vendredi 3 juillet, le vice-président du CSDM, Cheick Sadio.

A cet effet, depuis quelques jours, la société civile, les partis politiques du Mali, dira-t-il, sont en concertation dans le but de former un gouvernement représentatif de toutes les tendances et toutes les sensibilités du pays.

Après les élections présidentielles de 2018, a-t-il rappelé, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne a largement contribué à la décrispation du climat politique dans notre pays en négociant entre la majorité et l’opposition. En attestent les visites de remerciement dans les locaux de Soumaïla Cissé (URD), Modibo Sidibé (FARE) ou Oumar Mariko (SADI).

Suite à notre apport inestimable lors des phases décentralisées du dialogue national inclusif dans les vingt-six pays choisis par les autorités maliennes et pendant la phase finale des travaux à Bamako, le ministre des Réformes de l’Etat, des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, a aussi rendu visite au CSDM pour le remercier de son implication, a-t-il souvenu.

En outre, le vice-président déplore les dernières élections législatives et la mise en place des instances de l’Assemblée Nationale qui ont suscité un mécontentement général des Maliens avec comme corollaire les manifestations des 5 et 19 juin 2020. Agissant dans le cadre du Conseil National de la Société Civile, selon le communiqué, le président du CSDM, Chérif Mohamed Haïdara a entrepris des démarches auprès des autorités coutumières et religieuses, la CMA de l’Imam Mahmoud Dicko et le pouvoir exécutif en proposant des pistes de sortie de crise, dans le consensus.

Après notre lettre du 17 juin 2020, ayant pour objet la demande de nomination des ministres issus de la diaspora, adressée au Président de la République :

Considérant l’intérêt et le concours des Maliens de la diaspora à la recherche de solutions aux problèmes et l’attachement indéfectible des Maliens de la diaspora à l’intégrité territoriale du Mali,

Considérant les nombreuses mobilisations de la diaspora pour la patrie, depuis le début de la crise multidimensionnelle de 2012 à nos jours,

Considérant les différents messages émis par la diaspora à l’occasion des mobilisations en cours,

Considérant qu’un malien sur trois réside à l’étranger avec des problématiques particulières,

Le CSDM demande que de nouveaux ministres soient issus des Maliens effectivement établis à l’étranger mais réclament aussi 10% des sièges de la future Assemblée Nationale ou d’une Assemblée constituante si celle-ci est créée.

La diaspora malienne regorge de talents, de compétences, d’hommes et de femmes intègres pour emmener le Mali vers la paix, la stabilité et faire enfin de notre patrie un pays émergent dans le concert des Nations, a assuré Cheick Sadio.

Le militants et sympathisants du CSDM et l’ensemble des Maliens établis à l’étranger demeurent convaincus que le Mali se construira différemment sans sa diaspora dont les poids numérique et économique constituent de réels atouts pour notre pays, a conclu le vice-président du CSDM.

Mamadou Sangaré

 



  • TAGS

You can share this post!