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Culture

Fin d’année scolaire prometteuse Comment le ministre Konate à recréer l’espoir à l’école ?




La grosse frayeur autour du DEF (avec la fuite des sujets), passée, le ministre de l’éducation nationale, Pr. Doulaye Konaté, qui venait d’être fraichement nommé à la tête de ce département stratégique, n’a pas connu de répit pour remettre la machine sur les rails. Au point de finir l’année scolaire 2019-2020, pourtant très sérieusement malmenée par de nombreuses crises, finir en beauté. Au grand soulagement de tous les acteurs de l’école. Retour sur un casting ministériel gagnant…

Tout est bien qui finit bien, dit-on. L’année scolaire 2019-2020, déjà très sérieusement secouée par des crises, a dû s’achever sans trop de tracas. Les examens de fin d’année ; DEF et autres CAP et BT, dont beaucoup ne pariaient pas un copeck sur leur bonne tenue, se sont nettement mieux déroulés, en laissant place à un constat de réussite scolaire.

Déjà, à la fin du BAC, après les écueils subis par le DEF, suite à la fuite massive des sujets, le ministre de l’éducation nationale, Pr. Doulaye Konaté, dans un élan de responsabilité assumée, avait fortement interpellé les acteurs de l’école sur leur engagement citoyen à sauver les meubles, en se mobilisant collectivement et individuellement pour la tenue des examens propres.

Pour cela, le ministre de l’éducation nationale, en évitant de tomber dans l’amalgame, a tenu d’entrée de jeu à rendre hommage au sacrifice des enseignants qui tiennent, selon lui, une lourde responsabilité pour le devenir de l’école malienne, en que maillon essentiel pour la préservation de « notre bien commun, à savoir l’avenir de nos enfants ».

En parlant du rôle de ses collègues-enseignants, dans la moralisation des examens, qui sont accusés, à tort ou à raison, a-t-il fait savoir, de la faillite de l’école, le professeur est convaincu que ces derniers ne devraient pas pourtant en assumer seuls la responsabilité. Du fait qu’il s’agit, pour lui, d’une responsabilité collective ; l’école étant une affaire de tous, le reflet de la société.

C’est donc par ces mots simples, mais symboliquement forts, qu’il est parvenu à récréer la confiance autour des enseignants, lesquels ont aussitôt assumé leur part de responsabilité dans le redressement de la chose, après le coup dur subi par l’examen du DEF.

Avec un tel climat de confiance retrouvée, il est alors plus facile pour celui, qui croit à la force morale et intellectuelle du métier d’enseignant, un véritable sacerdoce, soutient-il, d’inviter le corps professoral et les responsables, impliqués dans l’organisation des examens, a l’observation stricte du règlement.

Raison pour laquelle, il a décrété partout la tolérance "zéro" à la fraude. Les candidats, eux-mêmes, ont été appelés à assumer leur rôle dans ce redressement moral. Le ministre les a exhortés à ne compter que sur leur propre effort ; les autorités scolaires, d’une manière générale, devant assurer leur devoir vis-à-vis d’eux, à savoir faire observer l’égalité de chance et de droit à tous les enfants, à l’école.

Le BAC et tous les autres examens se sont littéralement bien passés parce que le ministre de l’éducation nationale a su façonner l’engagement de tous les acteurs concernés ; chacun ayant compris la responsabilité à assumer dans la moralisation des examens pour la refondation de l’école.

C’est pour cela que le professeur Konaté conçoit l’école, non pas comme le seul lieu de l’administration de la connaissance, mais aussi et surtout comme le lieu de la transmission des valeurs morales et intellectuelles qui font que l’enfant est préparé à servir son pays ».

Cette vocation de l’école, pour le ministre de l’éducation nationale, est l’affaire de tous : parents d’élèves, enseignants, administration scolaire et communauté. En quelque sorte, comme il l’a expliqué à maintes reprises, l’école, comme lieu de transmission de valeurs, est donc le prolongement naturel de la famille, où tous les segments de la chaine sont appelés à jouer leurs responsabilités.

Voilà pourquoi le professeur Konaté est persuadé que le Mali nouveau dont tout le monde aspire, en ce moment, se passera par l’école ou ne se fera pas. D’où son appel à l’union sacrée autour de l’école qui doit profondément entamer sa mue avec l’implication de tous les acteurs concernés.

De ce fait, pour lui, rien ne doit se faire comme avant : l’impunité est aussi chronique que dans la compréhension du plus grand nombre des acteurs de l’école, la fraude est en quelque sorte tolérée, relevant de la banalité des choses. Dans cette nouvelle perspective, le ministre de l’éducation nationale est on ne peut plus clair : « les commanditaires de la fraude, sous toutes ses formes, qui seront démasqués, répondront de leur fait devant la juste ».

Et ce n’est pas tout : une suite en sera faite au sein de l’opinion publique qui sera régulièrement informée des suites judiciaires réservées à ces dossiers. Dans l’optique du chef du département de l’éducation nationale, il s’agit désormais de punir les fautifs pour empêcher que ces derniers, profitant de l’impunité ambiante dont ils jouissaient, continuent à narguer tous les autres acteurs du système, après leur forfait.

Un tel phénomène a complètement anéanti les efforts de redressement du système éducatif malien qui n’aura désormais plus cours. Il est donc plus clair aujourd’hui que l’école devra nécessairement retrouver ses fondamentaux. C’est ce signal qui est donné par le ministre Konaté qui croit lui-même que les acteurs concernés peuvent incarner eux-mêmes cet espoir pour l’école.

S K

 



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