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Politique

Dr Oumar Mariko, Chevalier du mérite citoyen




D’accord, la crise actuelle est l’occasion de faire le procès moral de la gouvernance de l’Exécutif. Mais, elle est aussi le moment opportun de mettre toutes les formations politiques face à leurs responsabilités, notamment dans la formation des citoyens. Or, alors que conquérir ou conserver le pouvoir constituent l’unique leitmotiv de nos partis politiques, seul le Sadi s’attelle assidument à organiser des formations sur la citoyenneté.

A chaque crise ses enseignements. L’imbroglio socio-politique que notre pays vit actuellement est riche en leçons protéiformes. La gouvernance dilettante et calamiteuse, en transformant la nation en un amphithéâtre de la précarité et de la chienlit,  donne à chacun de nous l’occasion de réfléchir sur les causes lointaines et immédiates de cette décadence du Mali.

Les questions portant sur la corruption à effrayante échelle, les sujets relatifs aux violations répétées de la Constitution, le népotisme et le clientélisme érigés en système de gouvernance, la dangereuse tentation de « l’absolutisme royal », le manque de vision, de programme et de cap clair, la propension au hold-up électoral etc. ;  sont des points qui font l’objet de tous les débats et de toutes les attentions, à présent. Qu’il nous soit donc permis de ne pas nous y arrêter une fois de plus.

Cette fois-ci, le regard épistémologique que nous posons sur la science politique au Mali, va porter sur une mission essentielle mais négligée des partis politiques. Il s’agit d’ « initier et d’organiser de manière régulière des formations sur la citoyenneté et la généralisation du réflexe civique. » Cette démarche, qui est une obligation pour toute formation politique ayant son récépissé, est d’autant plus capitale que nous sommes dans un pays où le civisme n’est la chose la mieux partagée.

Or, il est désolant de constater que les partis politiques et leurs leaders, obnubilés par la conquête du pouvoir, ont placé « la formation au civisme » en queue de peloton de leurs activités. Ainsi, en totale violation de leurs engagements vis-à-vis de la loi et de leurs devoirs vis-à-vis des citoyens, nos professionnels de la politique (tous bords confondus) se soustraient à ce qui est pourtant une condition sine qua non du développement local et du progrès national.

Après enquête, il nous est apparu que, depuis une douzaine d’années voire plus, une seule formation politiquefinance et organise assidument des « séances de formationsur la citoyenneté et les problèmes de société. » C’est le SADI du Dr Oumar Mariko. A la lumière de cela, faut-il en conclure que ce parti est le seul qui soit véritablement en règle sur l’échiquier national ? Il serait intellectuellement et moralement honnête de l’affirmer tant les autres états-majors politiques sont à la traîne sur cet aspect.

L’objectivité commande de le reconnaître. Le Sadi, qu’on adhère ou pas à sa philosophie politique, s’impose, par ses efforts de formation citoyenne continue, comme le parti auquel il convient de donner la palme d’or du mérite citoyen. Car, rappelons-le, pour la gouverne des autres leaders politiques, la noblesse de la pratique politique ne saurait se réduire à la conquête et à l’exercice du pouvoir.

Dans un pays où la lumière de l’esprit peine à dissiper les ombres de l’incivisme, où la lueur de l’analyse critique est étouffée par le brouillard du discours démagogique, et où la compréhension des enjeux de développement est devenue « la chose des seules élites », il est primordial que les partis politiques et leurs chefs se fassent le devoir d’éclairer la lanterne des citoyens par des formations permanentes.

Le Sadi de Mariko le fait. Vivement que les autres mouvances politiques en prennent de la graine !

Mohamed Meba TEMBELY

 



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