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DEF 2020 enfin, l’année scolaire sauvée




Le ministre de l’Education nationale, le Pr Doulaye Konaté a procédé, lundi 12 octobre 2020, au lancement des épreuves du DEF 2020, à l’école fondamentale Tomi B, alors que son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéita était au second cycle de BacoDjicoroni.

Malgré les soubresauts qu’a connus l’année scolaire 2019- 2020, le taux d’exécution des programmes est jugé satisfaisant pour valider cette année. Pour cet examen, ils sont 239  456 candidats repartis entre 1 832 centres. Pour la bonne tenue de ces épreuves, l’Etat a mobilisé environ 19 190 surveillants. Depuis 7 heures, tous les candidats et surveillants étaient présents dans le centre de Baco-Djicoroni. La police de surveillance a été scrupuleusement respectée par les candidats et les surveillants. On pouvait voir tous les sacs des élèves dans la cour. Ce qui est la manifestation de tout le sérieux des autorités en charge de l’organisation des examens de fin d’année. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéita, a ouvert l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, avant de procéder à la remise symbolique à deux candidats. « Je suis très heureux d’avoir procédé au lancement des épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Je suis autant heureux en tant que parent d’élève et en tant que ministre de l‘Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Je suis très intéressé à savoir ce qui se passe au niveau de l’enseignement fondamental. L’enseignement fondamental est le fondement de notre système éducatif. Il faut faire en sorte qu’un enseignement de qualité puisse être donné à nos enfants et, je le dis, c’est après que je les reçois au niveau des grandes écoles et des universités », a-t-il dit. En termes de respect des mesures barrières, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dira qu’il a constaté que les mesures barrières ont été respectées. « J’ai vu aussi des enseignants et des responsables de l’Académie et des centres d’animation pédagogique engagés pour la réussite de ces épreuves et ça me réjouit beaucoup », a-t-il poursuivi. Le ministre a également prodigué des conseils aux candidats. « Je ferai miennes les exhortations de mon collègue de l’éducation nationale qui en s’adressant aux enseignants leur a demandé de faire preuve de responsabilité. A l’adresse des candidats, ils sont jeunes, je leur demande de faire preuve de responsabilité aussi ; de comprendre qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, que seul le savoir peut libérer  ; que seul le savoir peut leur permettre de construire un avenir meilleur et, partant, de participer au développement de notre pays. Je pense qu’il faut faire en sorte que les filles puissent être encouragées, qu’elles puissent accéder à l’enseignement supérieur. Parce que lorsque les filles sont bien formées. Je pense que cela serait bénéfique pour toute la nation », at-il souligné. Mme Touré Zahiatou Ayouba, directrice de l’Académie d’enseignement rive droite Bamako, explique : « Nous avons présenté cette année 33 195 candidats. Sur ce chiffre, on a 1 128 candidats libres. Sur le chiffre également, nous avons les 52,20 % qui sont des filles. De cela, je me réjouis beaucoup, parce qu’on fait beaucoup pour la scolarisation des filles. Ce chiffre montre que nos efforts ont été récompensés. Ces candidats sont repartis sur 137 centres. Nous avons mobilisé 300 agents des forces de sécurité pour la sécurisation des centres et 2 463 enseignants pour la surveillance. Toutes les dispositions sont prises pour qu’on puisse relever le défi de l’organisation de ce DEF 2020 », a-t-elle dit. Pour la circonstance, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique était accompagné de son chef de cabinet, Abdoulaye Magassouba, de la directrice de l’académie d’enseignement rive droite.

|IBRAHIM SANOGO DIT OLIVER

 

DEF 2019-2020 Un bon démarrage !

Les élèves candidats au Diplôme d’étude fondamentale (DEF) ont bien  entamé ce lundi 12 octobre 2020, les examens de fin de cycle au centre II du Complexe scolaire Fatoumata Haïdara. Au total, 291 candidats dont 179 filles et 112 garçons sont censés être répartis dans 12 salles.

Prévu pour 3 jours, l’examen pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) a commencé le lundi 12 octobre 2020 sur l’ensemble du territoire malien. Il a fallu attendre jusqu’au mois d’octobre pour être sûr de la tenue des examens de fin d’année 2019-2020, après plusieurs mois de suspense. Le DEF de l’année académique 2019- 2020, est le résultat d’un grand compromis entre les acteurs de l’éducation et les nouvelles autorités. Comme à l’accoutumée, nous nous sommes intéressés à plusieurs centres d’examen en Commune I du district de Bamako. Pour la plupart des centres d’examen dans cette Commune, les choses ont bien commencé dans l’ensemble. Plus précisément au centre du Complexe scolaire Fatoumata Haïdara. Il était 8 heures, à notre arrivée. C’est justement l’heure prévue pour la distribution de la première épreuve, la rédaction. C’est d’un air sérré des candidats et un esprit serein des surveillants que nous avons été témoin, à l’entame des examens. Le centre II est reparti sur 12 salles d’examen, avec un total de 291 candidats, y compris les candidats libres, dont 179 filles et 112 garçons. Chacune des salles comporte 25 candidats, excepté la salle 12 qui compte 16 candidats. Le nombre total des absents pour la première épreuve est estimé à 13 dont 4 garçons et 9 filles, tous des candidats réguliers. Les policiers n’étant pas encore venus, mais la cour de l’établissement était vide, avec un silence inhabituel régnant dans la cour. « Pour le moment, on n’a pas fini de faire la situation des choses, mais il n’y a rien comme grand souci. On a noté des absences de quelques surveillants qui vont être remplacés par d’autres. En tant que président du centre II du Complexe scolaire Fatoumata Haïdara, je peux dire que tout va bien ici, que ça soit au niveau des candidats ou au niveau des surveillants  », nous a affirmé le président du Centre II du CSFH, Séni Traoré. Selon la vice-présidente du même centre, Mme Kindo Aïssata Bamba, l’absence des surveillants est un problème de chaque année. Il y a des surveillants qui sont choisis sans avoir la volonté de faire la surveillance et d’autres sont empêchés pour des affaires personnelles. Selon elle, les petits problèmes d’absence peuvent être gérés sans perdre trop de temps. Une autre particularité est le port des masques lavables par les candidats, en respectant la barrière de distanciation. Par ailleurs, en plus d’avoir prévu des masques pour les élèves, compte tenu du risque de contamination, les surveillants eux aussi devaient être pris en charge par L’Etat en terme de masques et des gants. Cependant, lors de notre passage à Doumanzana, un candidat, Moussa Maïga, n’avait pas jusqu’à présent obtenu sa carte d’identité à plus forte raison connu son centre d’examen. Selon le jeune Moussa, c’est son papa qui ne veut plus qu’il étudie en raison de l’incapacité de paiement des frais de trois mois du candidat, soit une somme 16 000 F CFA. Mais par la bonne volonté d’une maman sur place, Moussa a sur le chant fait une photo d’identité et a aussitôt pu avoir sa carte d’identité pour accéder à la salle d’examen. « La rédaction a été abordable par la grâce de Dieu. Je n’ai pas eu de problème à traiter mon sujet. Ma maman va être très heureuse d’apprendre que j’ai finalement commencé les épreuves avec les autres élèves », a exprimé Moussa Maïga, avec le sourire aux lèvres.

|ABOUBACAR CISSE

 

L’incapacité du paiement des frais scolaires

Le jeune Moussa Maïga n’est ni orphelin de père ni de mère. Il est victime de la mauvaise volonté de paiement de ses frais scolaires. «  Moussa est un élève très intelligent, car il est le 1er de sa classe avec une bonne note en composition. Un jeune timide qui mérite beaucoup d’assistances par une personne de bonne volonté ».

|A.C.



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