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Régions

Crise sécuritaire au pays dogon Le mouvement Baguinè-So s’indigne




Après l’ignominie contre la population dogon, très écuré, le mouvement baguinè so a animé un point de presse, le samedi 4 juillet 2020. Les responsables de ce mouvement ont saisi cette occasion pour dénoncer les exactions contre les populations civiles et demandé la démission du Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour incapacité à mettre fin à ces massacres d’une autre époque. 

La  situation sécuritaire s’est  considérablement dégradée ces derniers temps avec un bilan macabre. Pour les organisateurs de ce point de presse, c’est la population dogon qui occupe la tête du peloton de cette barbarie humaine qui n’honore pas notre pays. Pour L’honorable Hamidou Djimdé, personne ne peut nier cet état de fait.  Il a précisé qu’au pays dogon, en plus de la communauté dognon majoritaire, il y a des peul, des dafing, des mossi, des sonrhaï. Cette population cosmopolite vivait en parfaite harmonie avant la crise qui secoue notre pays.

Selon lui, la crise est en train de prendre une certaine dimension que la population dogon ne comprend pas.  Il  confirme que  les assaillants sont en  majorité des peulhs. « Les terroristes sont guidés par des complices peuls qui connaissent bien le pays dogon, cela est une réalité. Il y a des dogons parmi les complices aussi, mais la majorité des complices sont nos frères peuls.  Donc nous avons dit à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités mais, malheureusement, aucune action concrète n’a été posée par le gouvernement pour protéger les populations en proies à l’insécurité galopante. Au pays dogon, nos activités principales sont : l’agriculture, l’élevage et le maraichage. Mais, force est de constater que cela fait plus de trois ans que nous ne cultivons pas, au nez et à la barbe de tous. Les populations ne peuvent même pas aller au-delà de deux kilomètres du village sans être tuées comme un lapin. L’opinion nationale ou internationale doit savoir que ce sont les peulhs qui nous tuent. Nous demandons à l’association Tapital PULAKU de s’impliquer auprès de la communauté peul pour que ces tueries cessent et pour redonner espoir à notre pays », a suggéré l’honorable Hamidou Djimdé.

 Il a invité l’imam Mahmoud Dicko à mettre toutes ses forces et énergies pour qu’un accord puisse être trouvé, enfin, entre peuls et dogons. Il est en train de drainer une marée humaine pour dénoncer la mauvaise gouvernance. « Nous pensons qu’il serait séant de sa part de faire de la question sécuritaire une de ses priorités.  Pour terminer, je demande aux medias internationaux,  singulièrement France 24  de faire un traitement équitable de l’information. Suite au dernier événement malheureux survenu dans le cercle de Bankass, nous avons vu certains reportages de la télévision france24 qui  larguaient que ce sont des civils qui ont été tués dans cette zone. Par contre, si c’était l’autre communauté, ils allaient dire que les peulhs ont été tués.  Pourquoi cette prise de position ? Sur la liste que nous avons, toutes les victimes sont des dogons, sans exception. Mais nous estimons que le traitement de l’information n’est pas équitable », a-t-il clarifié.

La ville de Koro est la vitrine, à partir de la frontière du Burkina Faso. Ces gens-là sont à moins de 15km de la ville de Koro.  Il ajoute que les terroristes sont  dans la forêt, là-bas, à  koro kiri, à 12km de la ville de Koro. « Je rends un hommage particulier au groupe d’auto défense, danaaugossagou. Sans eux, la situation deviendrait insoutenable, au regard de l’évolution de la crise », a-t-il conclu.

Ibrahim Sanogo dit Oliver 

 

 



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