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Politique

CRISE POST-ELECTORALE Une prière collective à la Place de l’indépendance




Après deux jours de  détention au camp 1, suite aux événements des 10 et 11 juillet, les dirigeants du M5-RFP ont animé une conférence de presse, mardi 14 juillet, au siège de la CMAS. Au cours de cette de conférence de presse, il a été annoncé qu’une prière collective sera faite  vendredi 17 juillet  à la place de l’indépendance pour rendre hommage à ceux qui sont tombés sous les balles.

A l’entame de ladite conférence de presse, une minute de silence a été observée en la mémoire de ceux qui sont tombés. Le  M5-RFP a aussi présenté ses condoléances aux familles durement éplorées et souhaité prompt rétablissement aux blessés.

Au cours des événements des 10 et 11 juillet, plus d’une centaine de personnes ont été tuées par balles et une centaine de blessés graves. Selon, le M5-RFP. Pour rendre hommage aux victimes, les responsables du Mouvement du 5 juin appellent leurs militants et sympathisants à une prière collective, vendredi 17 juillet, au boulevard de l’indépendance, à 14 heures. Selon, Me. Mountaga Tall, les dirigeants du M5-RFP ont commencé depuis mardi 14 juillet à se rendre au chevet des blessés partout où ils se trouvent. « Nous allons rendre visite aux blessés partout où ils se trouvent et leur apporter nos soutiens », a dit Me Mountaga Tall.

Pour le Mouvement du 5 juin, les forces de répression ont utilisé, de façon systématique, des armements de guerre et tiré à balles réelles sur les manifestants à mains nues qui se trouvaient  dans les sièges des organisations politiques du M5-RFP, dans les domiciles privés et dans les lieux de culte, notamment ceux de l’Imam Mahmoud Dicko, avec plus d’une vingtaine des morts et des centaines de blessés enregistrés. « M. Ibrahim Boubacar Keïta a délibérément  choisi la violence dure, aveugle et brutale, en laissant dernière lui un cortège de morts et de blessés graves , en lieu et place du dialogue et de la recherche d’une solution politique», a déclaré M. Tall. Il a annoncé qu’une commission sera mise en place pour collecter des fonds de solidarité en vue d’aider les familles des victimes. « Le M5-RFP va se rendre, dans les jours à venir, dans chaque famille où se trouve une ou des victimes pour présenter ses condoléances et apporter son soutien financier », a-t-il dit.

 

Seydou FANE

Stagiaire    

M5-RFP

Une prière collective pour les victimes le vendredi prochain

 

Exiger la démission du Président de la République et son régime, telle est la quintessence de la conférence de presse animée, le mardi 14 juillet 2020, par les responsables du mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques, tenue au siège de la CMAS.

Les militants et sympathisants du mouvement du 5 juin sont sortis en masse pour venir écouter leurs leaders.  Les récents évènements dans notre pays ont mis les membres du M5-RFP sur le pied de guerre. Décidément, la poutre du dialogue enclenchée, après le rassemblement du 19 juin 2020, s’est fortement endommagée et risque de se briser. Le dialogue est rompu entre les deux parties. Pour eux, les dernières décisions prises par IBK constituent un non évènement, malgré l’injonction des représentants de la communauté internationale pour tenter d’amener les deux parties à souffler dans la même trompette. Peine perdue car le torchon s’est enflammé.

 Me Mountaga Tall, l’un des conférenciers, s’est d’abord incliné sur la mémoire des martyrs et souhaité prompt rétablissement aux blessés.  A l’en croire, après les tragiques évènements, c’est la première fois que les responsables du mouvement se retrouvent au siège de la CMAS, parce que l’endroit avait été investi et saccagé. « Il a, par la suite été mis sous embargo avec interdiction pour nous de nous y rendre. C’est une forme de provocation, nous avons compris et nous avons réagi. Quel a été notre réaction ? Nous avons tenu à dire que nous avons la possibilité de nous réunir ailleurs. C’est ainsi donc que nous nous sommes retrouvés au niveau du bureau du chef de file de l’opposition. Certes, beaucoup ici au niveau du M5 ne sont pas des partis politiques de l’opposition. Finalement, ils sont venus nous chercher là-bas. Il y avait là de fortes provocations avec, comme finalité, de continuer à ternir notre image », a-t-il déploré.

Il en a profité pour saluer la présence des responsables du mouvement qui était illégalement détenus par le régime en place. « Mais j’ai eu l’occasion de les voir pendant leur détention et j’ai trouvé des hommes plus déterminés, plus aguerris qu’avant leur interpellation. Les messages que j’ai été chargé de vous livrer se composent de quelques points. Le premier, les interpellations. Les dirigeants que je viens de citer, ma propre interpellation, l’interpellation de nombreux militants anonymes mais importants dans notre dispositif de lutte n’ont en rien altéré notre détermination. Au contraire, tout cela nous conforte dans nos convictions, dans notre certitude que nous sommes sur le bon chemin et que nous devons poursuivre. Le deuxième message, c’est qu’on tente de nous distraire, de nous provoquer. Les libérations n’ont fait l’objet d’aucun marchandage, d’aucune négociation, d’aucune renonciation. Le mémorandum est désormais caduc. Nous sommes revenus très clairement à notre demande initiale, la démission de monsieur Ibrahim Boubacar Keita », a-t-il dit.

Les fondamentaux du M5

Par ailleurs, il a souligné que : « Au début, nous avions mis en cause la gouvernance fondée sur la corruption, l’impunité, la mise en place d’une oligarchie et d’une ploutocratie. Il s’est ajouté deux choses qui fait que la démission est le seul mot d’ordre. Quels sont ces deux éléments ? Nous avons acquis la conviction aujourd’hui que M. Ibrahim Boubacar Keita n’a ni la capacité physique, ni la capacité intellectuelle de diriger le Mali, aujourd’hui. Il y a eu des tueries programmées dans ce pays. Les maliens respectent les forces spéciales anti-terroristes. Nous les applaudissons quand ils vont sur les théâtres des opérations. Ce sont nos enfants. Mais leur formation, leur vocation, leur rôle, n’est pas de maintenir l’ordre. Et ceux qui leur demandent de maintenir l’ordre sont responsables de ce qui est arrivé. Nous demandons à la population de mettre en application les 10 commandements de la désobéissance civile. Le vendredi 17 juillet, au monument de l’indépendance, à 14 heures, prière collective, hommage à nos martyrs ».

Très attaché au respect des lois et textes, Me Talla renchérit que justice sera faite. « Nous avons mis en place et au travail une équipe de juriste pour déposer plainte pour assassinat. Nous allons saisir la Cour pénale internationale de justice pour les crimes commis. Nous avons déjà réuni les éléments juridiques et factuels. Et cette plainte, on la déposera dans les meilleurs délais. Nous avons toujours inscrit nos actions dans le strict respect des textes et des lois en vigueur dans notre pays », a-t-il soutenu pour lever toute équivoque.

Mieux, il dira : « Nos consignes ont été toujours claires. Nous sommes déterminés, nous restons dans le cadre de la loi, nous ne posons pas d’acte de violence. Mais des violents sont infiltrés parmi nous. Des milices privées opèrent. Nous avons pris des gens infiltrés au monument de l’indépendance. Dans la nuit du lundi au mardi, deux autres infiltrés, armés lourdement, ont été interceptés, identifiés, photographiés et filmés puis remis aux autorités compétentes. Alors, qui est à l’origine de la violence ? Qui est violent ?  C’est la preuve palpable que nous ne sommes pas violents », a-t-il conclu.

Le contenu du communiqué n°2 a été livré à l’assistance par le professeur Issaka Maiga sur les tueries et arrestations arbitraires des 10, 11 et 12 juillet 2020. Le peuple malien découvre, avec une profonde affliction, les exécutions sommaires préméditées et les arrestations arbitraires exercées à l’endroit des citoyens pacifiques et des responsables du M5-RFP par le régime de M. Ibrahim Boubacar Keita. Les forces spéciales anti-terroristes ainsi que des éléments de répression parallèles ont, depuis les 10, 11 mais surtout dans la nuit du 11 au 12 juillet, entrepris des opérations commandos avec des consignes claires : réprimer et tuer pour étouffer la revendication populaire exigeant la démission de M. Ibrahim Boubacar Keita et son régime. Ces forces de répression ont ainsi utilisé, de façon systématique, des armements de guerre et tiré à balles réelles sur les manifestants à main nue se trouvant dans les sièges des organisations politiques, dans les domiciles privés et dans les lieux de cultes, notamment ceux de l’imam Mahmoud Dicko, avec une vingtaine de morts et des centaines de blessés enregistrés », a-t-il indiqué. 

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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