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Politique

CRISE POST-ELECTORALE La COCEM prête à offrir ses bons offices pour une sortie durable de la crise




La salle de conférence de la Coalition pour l’Observation Citoyenne des Elections au Mali (COCEM) a servi de cadre, vendredi 3 juillet 2020, pour la tenue d’une conférence de presse. Cette conférence était animée par Drissa Traoré, président de la COCEM, en présence de Sidiki Coulibaly, chargé de programme Sénior et Moustapha Sanogo, Trésorier. L’objectif était d’attirer l’attention de toutes les parties prenantes sur l’urgence d’aller vers la mise en œuvre de réformes électorales et institutionnelle.
La Coalition pour l’observation Citoyenne des élections au Mali est une plateforme d’Organisations nationales de la Société civile, composée de : WILDAF Mali, AMDH, JCI et SOS démocratie, qui a été mise en place en mars 2018. Elle a pour objectif de contribuer au renforcement de la démocratie au Mali, à travers l’observation citoyenne des processus électoraux. Elle demeure préoccupée par le climat politique tendu depuis la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier.

 « Dans un communiqué publié le 6 mai 2020 portant sur l’analyse de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, la COCEM avait attiré l’attention des plus hautes autorités sur certaines anomalies dans ledit arrêt et, par la même occasion, avait exhorté celles-ci à s’impliquer davantage dans la recherche de solutions consensuelles et inclusives en vue de se prémunir d’une crise post-électorale», a souligné Drissa Traoré, président de la COCEM.
Pour lui, cette crise vient illustrer la nécessité absolue d’aller vers des réformes consensuelles d’un système électoral que la COCEM et plusieurs missions d’observation électorale avaient suggérées depuis l’élection présidentielle de 2018. Raison de plus, la COCEM recommande vivement : une évaluation inclusive de l’élection présidentielle de 2018 et des élections législatives de 2020 par tous les acteurs impliqués dans la gestion des élections, dans le but de diligenter des réformes électorales et institutionnelles plus poussées. « Ces réformes doivent permettre de corriger les dysfonctionnements et de pérenniser les bonnes pratiques », a-t-il dit. Aussi, La centralisation de toutes les opérations électorales au niveau d’une structure unique et pérenne de gestion des élections conformément aux dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, tel que recommandé par la COCEM dans son rapport d’observation de l’élection présidentielle de 2018, contribuera à crédibiliser les scrutins, à accroitre l’efficacité dans la tenue des élections et à renforcer la mémoire institutionnelle; la légalisation de la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Cette publication doit se faire avant la fin des délais de recours afin de permettre aux partis et aux candidats de documenter leurs plaintes. L’institution d’une juridiction intermédiaire, qu’elle soit administrative ou judiciaire en vue de se conformer aux bonnes pratiques internationales et de rendre moins opaque la procédure.
« Le fait que la Cour constitutionnelle soit la seule juge en matière électorale, jugeant en premier et dernier ressort, ne garantit pas l’effectivité du droit de recours », a-t-il conclu.

  1. FANE
    (Stagiaire)


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