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Politique

CRISE MALIENNE L’Union africaine et l’Onu très soucieuses




La crise malienne a atteint une dimension inquiétante. La semaine dernière, l’organisation des Nations unies et l’Union africaine ont appelé les Maliens à mettre balle à terre. Le secrétaire général des Nations unies a invité les Maliens au calme et au dialogue, après la grande manifestation du vendredi 19 juin à Bamako pour réclamer le départ du Président Ibrahim Boubacar Keïta.

Dans son communiqué, “le secrétaire général de l’Onu appelle tous les dirigeants politiques à envoyer des messages clairs à leurs partisans pour qu'ils fassent preuve de la plus grande retenue et s'abstiennent de toute action susceptible d'alimenter les tensions", a déclaré Farhan Haq, porte-parole adjoint d'Antonio Guterres.

"La commission de l'Union Africaine encourage les acteurs à éviter tout recours à la violence et exhorte les parties à travailler ensemble en vue de trouver des solutions consensuelles de sortie de crise prenant en compte les aspirations du peuple malien et de ses forces vives", indique le communiqué du patron de l'UA.

Les messages ont-ils été entendus ? Pas vraiment, même si la majorité présidentielle ou la Convergence des forces républicaines a annulé son meeting du samedi 27 juin, après avoir organisé, au Palais des Sports, un autre meeting le jeudi 25 juin. Après une rencontre avec une délégation de la Minusma, elle a décidé de sursoir au meeting du samedi passé.

Quant à l’opposition, c'est-à-dire le M5-RFP, elle n’a programmé aucune manifestation publique la semaine dernière. Mais, elle reste sur sa position, c'est-à-dire “la démission du Président IBK”. Les rencontres et les discussions continuent. Les jours à venir, nous dirons la suite des évènements.

Levy Dougnon

 



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