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Santé

COVID-19 Saba Sissoko parle du risque de contamination des journalistes




Avec l’apparition des premiers cas de Covid-19 au Mali, plusieurs secteurs ont été impactés notamment, le secteur économique, sanitaire. En plus des personnels de la santé, les hommes de médias sont aussi  exposés aux risques de contamination par le virus, car ils sont  en contact permanent  avec tout  le monde dans l’exercice de leur fonction. Dans un entretien qu’elle a bien voulu nous accordé, Saba Sissoko, journaliste à l’Office de Radio Diffusion et Télévision du Mali (ORTM) parle du risque de contamination auxquels les hommes de médias sont confrontés.

Les échos : Que pensez-vous du covid-19 dans le milieu de la presse ?

Saba Sissoko : Comme partout dans le monde entier, le Covid-19 a ralenti les activités donc, il y a eu un impact économique  et je pense que cet impact a été aussi ressenti par les journalistes. L’autre coté qui est important à souligner, c’est le danger auquel les journalistes sont exposés parce que nous allons vers tout le monde et tous ces gens ne sont pas conscients de la maladie malgré toutes les sensibilisations que nous faisons autour de cette pandémie. Je me souviens que lors de la période électorale, j’ai eu à interviewer une personnalité, il avait son masque mais n’était pas porter jusqu’au nez et moi aussi j’avais porté mon masque comme lui, il me salivait quand il parlait et là j’ai eu peur. Je me suis dite  au cas où il serait positif au virus du Covid-19 moi aussi je le serai. Les journalistes sont vraiment exposés à des dangers comme celui-ci.

 

Les Echos : Avez-vous bénéficié des mesures d’accompagnement annoncé par le gouvernement au cours de la première vague de la maladie à coronavirus ?

S.S : Comme je travaille dans un organe étatique, ce sont nos chefs qui nous donnent régulièrement tout ce qui est masque et solution hydro-alcoolique. Quand on va  sur le terrain on est obligé de porter des masques. Chez nous, on le livre par semaine.

 

Les Echos : Nous assistons à une deuxième phase de la maladie à Coronavirus avec une montée en flèche, quel conseil avez-vous à donner à ceux qui ne croient toujours pas à son existence ?

S.S : La maladie se propage et on le sens, nous avons remarqué un taux élevé de décès et quand on approche les personnels des services sanitaires, on se rend compte que la maladie est bel et bien au Mali. Le gouvernement l’a dit, les hommes de médias  ne font  que sensibiliser toujours dans ce sens .Il faut que les gens acceptent que cette maladie existe et en se protégeant, on protège aussi  les autres. Le port du masque doit être une obligation pour tout un chacun de nous, qu’on se lave régulièrement les mains et qu’on arrête d’aller dans les endroits où il y a des rassemblements. Pour les mariages, on est obligé d’y aller, mais on n’est pas obligé de s’entasser les uns sur les autres. Je pense qu’il faut qu’il y’ait une prise de conscience collective, c’est le seul moyen pour combattre cette maladie.

 

Les Echos : Quel est  votre dernier mot ?

S.S : La maladie existe et on a vu l’Afrique aussi bien que l’Europe confrontée à ce problème. Maintenant, on ne peut plus se déplacer comme avant, tout est arrêté, même les grands forums internationaux à cause de ce virus. Pour que l’on puisse lutter efficacement contre ce virus,  les gens doivent prendre conscience et se dire que, « j’ai une responsabilité envers moi-même et envers les autres ».

Interview réalisée par

Maffenin Diarra



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