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Politique

COMITE DE SUIVI DE L'ACCORD Les femmes font leur entrée avec neuf 9 représentantes




Après 5 mois d’interruption, le Comité de Suivi de l'Accord a tenu sa 41e session, le lundi 16 novembre 2020, au siège de la MINUSMA à Bamako.Une rencontre particulière et importante marquée par la présence des femmes qui font leur entrée au CSA à travers neuf 9 représentantes.

Cette activité était placée sous la présidence du Chef du Gouvernement, Moctar OUNE qui avait à ces cotés l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem CHEBIHI, du Président du CSA, du Chef de la MINUSMA, du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, des représentants de la Médiation internationale, des mouvements signataires, ainsi que des membres du Gouvernement.

 

Au cours de cette session, la partie gouvernementale a présenté une communication sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des actions ayant fait l’objet de recommandations lors de la session précédente, notamment, les questions liées aux différents volets de l’Accord (politique, institutionnel, défense et sécurité, développement économique et enfin la réconciliation, justice et les questions humanitaires).

À l’ouverture des travaux, le Premier Ministre, Moctar OUANE, a souligné que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) a enregistré quelques lenteurs dans sa mise en œuvre et a révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations, sur fond de dégradation de la situation sécuritaire. «Le moment est sans doute venu d'insuffler un nouvel élan au processus de paix », a-t-il souhaité.

Il a aussi insisté sur l’importance d’inclure tous les segments de la nation malienne à la mise en œuvre de l’Accord pour un processus véritablement inclusif, apaisé et plus efficace.

À cet effet, le chef du Gouvernement a invité les acteurs à réfléchir prioritairement sur les 4 points suivants dont la mise en œuvre devrait nous permettre de réaliser des avancées qualitatives.

En premier lieu, il y a la question de la redynamisation du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Le gouvernement accordera toute l’importance nécessaire à la réalisation de cette priorité, car l’ineffectivité du DDR maintient notre pays dans une spirale de violences dangereuses pour la cohésion sociale et la réconciliation.

Pour ce faire, il a invité toutes les parties signataires à un engagement patriotique pour permettre au processus d’atteindre un tournant décisif.

Le deuxième point porte sur l’accélération des réformes politiques et institutionnelles.

À cet égard, il  a rappelé que la Feuille de route de la Transition consacre un axe entier à la prise en compte des réformes politiques et institutionnelles à travers, notamment, le parachèvement du processus de réorganisation territoriale, l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle Constitution ainsi que la poursuite du chantier de la régionalisation.

Troisièmement, c’est le soutien aux actions de développement. Sur cette question, le PM a mis un accent particulier sur la situation des écoles qui est particulièrement préoccupante.

De son propos, il ressort qu’environ 25% des établissements sont fermés et plus de 115 000 enfants affectés.

Concernant l’opérationnalisation du Fonds de développement durable (FDD), il a indiqué que le Secrétariat technique dudit Fonds a reçu et examiné, du 8 juin au 3 juillet 2020, 78 propositions de projets émanant des collectivités territoriales et des ministères.

Il s’est réjoui de l’annonce faite par le Commissaire Paix et sécurité de l’Union africaine, de la création, sous l’égide de l’UA, d’un Groupe de soutien à la Transition au Mali incluant des partenaires bi et multilatéraux de notre pays. « Nous attendons avec intérêt de travailler utilement avec ce groupe », a dit le PM.

Enfin, quatrièmement, il a évoqué la relance du chantier de la réconciliation nationale. Il s’agit de travailler, à la fois, sur les questions de justice transitionnelle et la création des conditions favorisant le retour des déplacés et des réfugiés.

« La stabilité de notre pays sera tributaire des avancées que nous aurons accomplies en matière de réconciliation », a-t-il dit.

Cette 41e session ordinaire se tient dans un contexte politique particulier marqué par l’entrée, pour la première fois, de certains membres du CSA (Mouvements signataires) au sein du Gouvernement. Elle arrive aussi après plusieurs mois de suspension dû en grande partie au contexte sociopolitique mouvementé.

Maffenin Diarra



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