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Société

CNT Le Mali à la croisée des chemins !




A l’issue de la présentation du Plan d’Action du Gouvernement de Moctar Ouane et le chronogramme pour sa mise en œuvre, les débats et le vote autour de ce plan sont prévus lundi 22 février 2021 prochain au CICB.

A la profonde crise sécuritaire et de gouvernance que travers le Mali depuis 2012, aggravée par une série de crise sociales, s’est ajoutée, à la suite des élections législatives de mars et avril 2020, une crise post-électorale et institutionnelle. Cette dernière a exacerbé le déficit de confiance entre les gouvernants et les citoyens. Dans ce contexte, des manifestations répétées, organisées notamment par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), ont vu le jour et sont intensifiées au cours des derniers mois mobilisant les Maliennes et les Maliens en quête de chargement dans la gouvernance du pays.

Les multiples tentatives de médiation initiées par la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi des organisations de la société civile malienne n’ont pas réussi à désamorcer cette crise, qui a abouti le 18 août 2020 à la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, avec la dissolution de l’Assemblée nationale et de la démission du gouvernement.

A cet effet, les forces vives de la Nations réunis en concertation nationale les 10, 11 et 12 septembre ont convenu des axes prioritaires notamment le Renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la Promotion de la bonne gouvernance, la Refonte du système éducatif, les Réformes politiques et institutionnelles, l’Adoption d’un pacte de stabilité sociale et l’Organisation des élections générales.

Cet ensemble cohérent d’actions vise à atteindre, dans un horizon précis, des objectifs définis, avec des moyens identifiés dans le respect du temps imparti et des équilibres macroéconomiques et financiers.

La mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement contribuera aux réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, c’est-à-dire à renforcer la stabilité des institutions démocratiques et républicaines et à améliorer la gouvernance.

Pour cela, le Gouvernement doit répondre aux attentes du peuple en les matérialisant par des actes visibles.

La Vice présidente des affaires étrangères et de l’intégration africaine, membre su CNT, Mme Diarra Mariam Savané a souligné tout ce que le Gouvernement vient  de soumettre au CNT « on ne peut pas se prononcer sur le document. Lorsque nous serons  en plénière les questions viendront à partir du lundi». Avec le concours du CNT, le gouvernement va améliorer ce plan, qui est une priorité aux yeux du  peuple. « Nous avons notre mot à dire par rapport aux réformes électorales, à la régionalisation et surtout sur le cas des Maliens établis à l’extérieur, qui n’ont pas été mentionnés sur ce plan », a-t-il dénoncé avec précision.

Quand au  quatrième vice président du CNT, Issa Kaou N’djim, il a affirmé que le Chef du Gouvernement est un homme très avisé. Pour lui, le Premier ministre a donné des indications relatives aux chiffres et a demandé si cette réforme, qui doit nous amener à la 4ème République, a été dit clairement. Pour Issa Kaou N’djim, il s’agit de trouver les voies et moyens pour une conférence sociale afin de trouver un pacte moratoire comme « l’école et la sécurité ». Pour ne pas sortir de cet esprit de la mise en œuvre de l’accord. Il dira qu'il faut intelligemment chercher des passerelles pour avoir leur flexibilité et de rester dans le fond. « Je dirai Oui à l’Accord, mais un Accord qui rassemble tous les Maliens avec l’aide de la Communauté internationale », estime Kaou N’djim avec un accent séducteur.

Aussi, le Vice Président de la Commission Développement Rural Eau et Assainissement, Assane Sidibé estime que le plan de l’Exécutif est séducteur et très ambitieux par rapport au moyen et au temps, avant de poursuivre que ce plan sera difficile à réaliser. A l’en croire, Assane Sidibé, les points soulevés par le Gouvernement sont des priorités aux yeux de la population malienne. Surtout en cette période de crise, la relecture de l’accord d’Alger et l’organisation des élections sont les deux points qui ont attiré mon attention, a-t-il conclu.

Mamadou Sangaré



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