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Société

BLAGUES et FAITS DIVERS: Rions un peu




Toto solution !!!

Un jour, Toto se baladait dans le quartier, des bandits l'ont kidnapé et sont sorti avec lui loin de la ville. Ensuite ils se sont installés dans une maison inachevée et leur chef dit àToto: j'ai appris que père, ton frère et ton oncle sont tous riches. Et si tu ne veux pas mourrir, donne-nous le numéro de téléphone de l'un d'entre eux.

Toto répond en riant: désolé mais je n'ai pas leurs numéros.

Très furieux, leur chef tire l'oreille de Toto et lui demande: et qu'est-ce qui te fait rire?

Toto répond toujours en riant: je ris parce que mes parents m'ont tous abandonné depuis le jour où j'ai attrapé Corona et à commencé à faire de fortes fièvres, beaucoup de vomissement, j'ai toujours mal à la tête et...

Avant de finir les détails, il n'y a plus personne autour de lui.

 

Faits Divers

Une moto Djakarta termine sa course dans le salon d’un pasteur

Le jeune Touré, âgée d’une quinzaine d’années, qui se précipitait pour rejoindre   son « grin »,   se retrouve dans une situation embarrassante due à l’excès de vitesse.  A défaut de freiner, il termine sa course dans le salon du pasteur Coulibaly. Les faits se sont produits à Yirimadio Sema II.

Bamako est une ville énormément peuplée où se retrouvent les gens de toutes  les ethnies. Le comportement de certains jeunes  perturbe la circulation routière et provoque des accidents.

Ce fut le cas de Touré, un jeune écolier qui vit avec ses parents à Yirimadio, Sema II. Ce jour-là, au cours d’une de ses nombreuses balades, alors qu’il était impatient de retrouver ses camarades au grin, qui ne cessaient de l’appeler au téléphone sans arrêt, le jeune écolier  constata que les freins de sa moto ne fonctionnaient plus, alors qu’il fonçait en toute vitesse. N’ayant aucune autre alternative, Touré  fonce directement dans le salon  du pasteur, alors que ce dernier regardait la télévision en compagnie de toute  sa famille. Le jeune homme se relève puis s’assoit  dans le salon, avec le pasteur et toute sa famille, après avoir salué en langue nationale Bambara, avec le sourire aux lèvres.

 Furieux, le pasteur décide de confisquer la moto et de garder le jeune homme jusqu’à ce qu’il répare sa porte qui a été endommagée par le choc. C’est ainsi que le jeune décida d’appeler ses parents qui sont aussitôt venus régler la facture.

Juste après, Touré  retrouva sa liberté ainsi que sa moto. Heureusement il y a bien eu plus de peur que de mal car  aucun membre de la famille du Pasteur n’a été touché.

Quant à Touré, il  a eu quelques égratignures causées par le choc.

Du coup, cet accident fut une motivation pour le pasteur,  car il a immédiatement décidé de passer un coup de fil au maçon  afin de clôturer sa cour. Une clôture qui lui permettra de se mettre à l’abri de toute situation désagréable de ce genre.

Les accidents de ce genre sont devenus le quotidien des Bamakois en général, avec la génération pressée où tout le monde se fait passer pour quelqu’un d’hyper occupé. Surtout dans  les quartiers précaires, ou la pauvreté se fait sentir à travers les maisons inachevées et sans clôture habitées par des ménages. Entre l’excès de vitesse et cette  précarité, personne ne se sent à l’abri, même dans sa propre maison.

Nana Traore

Stagiaire

 

SOCIETE

Bamako la ville au double baptêmes

Si le nom et le prénom de l’enfant était donné par le père, au 21ème siècle les enfants aussi font leurs propres baptêmes à part. Quelle peuvent être la raison de cet acte ?

Du temps de nos ancêtres, le nom d’une personne était sacré car il définit l’identité de la personne humaine. En principe, le nom d’une personne est son symbole rituel ou tout au moins son image verbale dans la société

Mais de nos jours, la jeunesse semble ne pas donner de l’importance au prénom parce qu’elle a tendance à se donner des surnoms. Pour connaitre le vrai nom d’une personne aujourd’hui, il faut se rendre chez elle, à la direction de son école, ainsi de suite ; sinon impossible de reconnaitre la personne.

Ces fléaux sont dus à diverses raisons. C’est pourquoi notre rédaction s’est approchée des personnes concernées, qui sont les jeunes, pour leur poser la question suivante : pourquoi vous vous donnez d’autres noms dans la rue différents des noms donnés par vos parents ?

« Je me fais appeler Niamiss parce que je suis souvent gêné par mon prénom ; les gens se moquent de moi. C’est un prénom rare, on ne le retrouve que dans certains villages mandingues ».

C’est vrai qu’il a une histoire très touchante mais, malgré tout cela, d’autres le trouvent quand même rigolo. Mon nom est donné aux enfants jetés exprès, par leurs mères, à leur naissance. Généralement quand une femme perd son enfant plusieurs fois, on lui recommande d’aller laisser son enfant, à sa naissance, chez quelqu’un exprès ou chez leurs voisins et, après, lui donner le nom “Niamakolo“ d’où ce nom. Je ne suis pas passé par là mais c’est l’histoire qui nous raconte ça sur la provenance du prénom “Niamakolo“. De nos jours, si tu ne m’appelles pas Niamiss, je suis presque introuvable avec mon prénom », disait Niamakolo Comacara.

A cela va s’ajouter celle de Awa Sissoko dite Minichou. « J’utilise le surnom Minichou parce que beaucoup de personnes m’ont connue à travers cela. Minichou est une longue histoire. Tout a commencé quand j’étais à mini star. Il y avait un dessin animé qui faisait la publicité de mini star dont j’étais fan. En plus, j’étais petite et je m’entendais bien avec toute l’équipe de Tom production qui disait « la petite chouchou ».

Donc, un jour, tonton Tom m’a proposé d’utiliser le surnom Minichou car ce nom allait bien avec ma personne. Voilà la provenance de mon surnom Minichou qui me suit partout dans le monde, aujourd’hui, vu que je suis une future star planétaire en téléchargement.

A ces propos, Siaka Siama ne manquait pas l’occasion de s’exprimer ainsi : « mon surnom, je l’ai eu au lycée. Comme généralement les Siaka sont appelés “Chapé“, donc, c’est le nom Chapé qui a été inversé pour me donner le surnom Pécha. Et depuis ce jour-là, c’est difficile de me retrouver avec mon nom propre. Pour me chercher quelque part, il vous faut utiliser mon surnom “Pécha“.

Cela démontre que nos identités ou encore certaines de nos valeurs sociétales sont en train de disparaitre avec le temps.

Aïssata Tindé

Stagiaire

 



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