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Politique

AUTOPSIE DU COUP D’ETAT MILITAIRE DU 18 AOÛT 2020 QUE VIVE LE M5. RFP ! POUR QUE VIVE LA DEMOCRATIE DANS LE MALI-NOUVEAU, L’ARM




L’Etat est une entité politique constituée d’institutions diverses qui président aux destinées collectives d’une société et qui exerce à ce titre le  POUVOIR.

Dans un Etat démocratique tel que le Mali ayant comme principe directeur « Gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple », le POUVOIR appartient au Peuple, lequel est souverain.

Le Peuple peut déléguer ou mieux peut confier ce POUVOIR à un Président de la République issu d’une élection régulière.

Celui-ci ainsi élu est chargé de la bonne Gouvernance de l’Etat.

Lorsqu’il faillit lourdement à ces obligations constitutionnelles, le Peuple peut se révolter énergiquement et reprendre le POUVOIR en lui demandant de démissionner ; il peut acquiescer ou refuser.

Dans ce dernier cas, le Peuple est en droit d’utiliser tous les moyens légaux en son pouvoir, particulièrement la désobéissance civile pour le déloger du fauteuil présidentiel.

Si malgré l’impact économiquement négatif de la désobéissance civile, le Président de la République querellé persiste toujours dans son refus à démissionner, l’ARMEE Nationale, consciente de son devoir de neutralité, face à la dégradation progressive, sociale, économique et grave de l’Etat, doit, après mure réflexion, intervenir uniquement dans le cadre de l’intérêt supérieur de la Nation.

Tel est le scénario des évènements insurrectionnels du 18 Août 2020 qui ont entrainé l’intervention de l’ARMEE Nationale qualifiée COUP D’ETAT par la CEDEAO et qui, par voie de conséquence a justifié L’EMBARGO économique porté durement par  la République du Mali.

En effet, le Mardi 18 Août 2020, une frange de l’ARMEE Nationale, constituée de jeunes colonels, appelée CNSP (Comité National pour le Salut Public) intervint positivement dans le dénouement du Mouvement Insurrectionnel Populaire post- électoral appelé M5. RFP.

Le CNSP laissa entendre sans ambages et comprendre officiellement et publiquement au monde entier que son rôle, tel que défini par la Constitution du 25 Février 1992 de la République du Mali et visé par la CEDEAO, consistait tout naturellement à déloger le Chef de l’Etat de son fauteuil présidentiel et à transmettre  immédiatement le POUVOIR au PRESIDENT DE LA TRANSITION CIVILE choisi démocratiquement à l’issue de concertations populaires.

 

Telle est la norme démocratique car il est absolument impossible pour l’ARMEE de garder par devers soi, à la fois et LA BAÏONNETTE et LE POUVOIR.

Ce serait un COUP D’ETAT, une dictature que la République du Mali, depuis la Constitution du 25 Février 1992 a considéré comme une HAUTE TRAHISON, UN CRIME IMPRESCRIPTIBLE qu’elle ne cautionnera ni n’acceptera plus jamais.

Cette Constitution est toujours en vigueur, elle existe toujours et en conséquence transcende de très loin la portée de toute prétendue CHARTE.

Après la démission du Président de la République le POUVOIR devait donc revenir immédiatement au PRESIDENT DE LA TRANSITION CIVILE choisi démocratiquement, après une concertation populaire organisée logiquement et conjointement et par le CNSP et par les GRANDS ACTEURS INCONTOURNABLES DU M5. RFP.

Telle était, telle devait être et telle aurait dû demeurer toujours la tendance et la position du CNSP même si une importante frange de la population malienne dans sa globalité ignare et dans son aveuglement préférait une TRANSITION MILITAIRE, celle-ci étant depuis le 25 Février 1992 impossible, donc inenvisageable dans un Etat de Droit.

Une telle position, si elle était prise par le CNSP, serait en conformité :

a) avec les dispositions de la Constitution ;

b) avec les dispositions démocratiques d’un Etat de Droit ;

c) avec les règles impératives de la CEDEAO ;

d) avec les règles justifiant la levée de l’EMBARGO ECONOMIQUE qui frappait la République.

Décider le contraire dans la GOUVERNANCE de la République du Mali :

1) C’est vouloir disposer à la fois : - et de la BAÏONNETTE, - et du POUVOIR ; ce qui serait trop lourd, impossible à porter.

2) C’est vouloir s’engager dans un système de dictature, propre à l’Armée et caractéristique du Coup d’Etat, que la République du Mali dans  sa présente Constitution qualifie Crime imprescriptible et qu’elle n’acceptera donc plus jamais.

Malheureusement c’est dans cette IMPASSE que, suite à nombre de mensonges, de faux  et  manoeuvres dolosives … maintes fois relevés et décriés par le M5. RFP, le CNSP encouragé par des applaudissements aveugles, semble vouloir engager la République du Mali :

1) par l’imposition unilatérale du PRESIDENT DE LA TRANSITION ;

2) par l’imposition unilatérale du PREMIER MINISTRE DE LA TRANSITION ;

3) par l’imposition unilatérale du GOUVERNEMENT DE TRANSITION ;

4) par l’imposition unilatérale d’un POSTE DE VICE-PRESIDENT DE LA TRANSITION.

La création d’une telle Vice- Présidence est inconstitutionnelle, superflue, purement virtuelle dès lors que le Vice  Président est incapable de remplacer le PRESIDENT en titre.

Cette incapacité se justifie parce qu’il est constitutionnellement impossible que celui-ci, en tant que militaire, puisse disposer à la fois et de la  BAÏONNETTE et du POUVOIR.

Aussi la Vice Présidence de la TRANSITION  devient-elle une création superflue, bâtarde, budgétivore, inutile, purement honorifique.

Heureusement pour le PEUPLE MALIEN que le M5.RFP existe.

Il n’est pas mort ; il est bien vivant, debout, plus fort que jamais, expression véritable du Peuple.

Composé de cadres compétents, de grands intellectuels intègres et de grande valeur ; d’hommes politiques hors mesure  gorgés d’expériences et du savoir faire, soucieux du devenir radieux de la République du Mali et de son brave Peuple, le M5.RFP, soutenu par l’esprit de construire un MALI-NOUVEAU, s’est battu, se bat présentement et se battra toujours dans l’intérêt supérieur du Peuple pour la refondation du NOUVEAU - MALI.

Voilà pourquoi le Peuple du Mali est confiant et pense que le M5 RFP :

1) saura prendre la juste mesure. 

2) saura s’ériger en un formidable COMITE DE VEILLE démocratique.

3) saura et pourra freiner  toute tendance vers la dictature, la malveillance et la mal gouvernance.

4) saura ordonner à l’ARMEE de demeurer sur le FRONT ; de veiller, conformément à sa vocation constitutionnelle sur nos frontières afin d’assurer au Peuple du Mali la sécurité, la protection et la tranquillité.

5) saura rappeler à l’AUTORITE MILITAIRE qu’elle ne peut pas et ne pourra pas détenir au Mali à la fois et la BAÏONNETTE et le POUVOIR car le POUVOIR est un attribut du PEUPLE souverain.

S’il est vrai qu’il peut le déléguer à un Chef d’Etat issu d’une élection régulière, par contre il n’acceptera jamais et au grand jamais que quiconque veuille impunément s’en emparer.

Que vive le M5. RFP !

Pour que vive le Mali- Nouveau,  un Etat de Droit radieux et prospère.

A.A. N’Diaye



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