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Sports

AGE DE LA FEMAFOOT Des délégués, des pyromanes qui jouent à la victime




Les travaux de la première assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football (Femafoot) de l’ère Mamoutou Touré, se sont tenus le mardi 16 février 2021 au CICB. Il y a quelque chose de sportivement amusant dans cette histoire de l’assemblée générale extraordinaire de la Femafoot. Ou du moins, dans l’attitude de certains délégués.

 

En tout cas, partout, aussi bien sur les plateaux  radio que dans les journaux.  Si le budget de l’exercice 2020-2021 qui s’élève à 4 milliards de FCFA a été approuvé,  par 62 voix contre 13 voix. Des délégués imposés ont facilité cet exercice.

Cette assemblée générale extraordinaire, aurait dû être réaménagée et c’est la décision de la Femafoot dans son rôle de se faire une majorité mécanique avec deux voix pour les clubs, qui est à l’origine de  cette situation. Mais le président Mamoutou Touré n’a pas la même lecture et justifie des décisions qui vont à l’encontre de ses propres statuts, telles que la décision du Commissaire aux comptes. Ce dernier qui est d’ailleurs loin d’être assermenté.

La majorité des délégués de cette assemblée générale extraordinaire, n’avaient plus qualité pour siéger, ce qui fait courir le risque que cette instance en l’état soit attaquable. On semble clairement courir vers une situation de blocage qui pénalisera la discipline.

En fait, l’attitude de ces délégués étonne. Dérange. Et choque. En effet, aussi vrai qu’il n’est pas indiqué d’appeler un chat un chien, nos responsables en question, furent-ils présidents de clubs et de Ligues, ne sont que des patrons de l’administration de la Femafoot.

Seulement voilà. Les clubs qui sont en fait, les vrais dépositaires de la chose footballistique, se sont murés dans un silence complice. Dans la salle, ils haussent le ton, pour ne pas donner l’impression d’accompagner leur employé dans ses dérapages incontrôlés contre le Collectif COB et alliés. Et les arguments, qu’ils avancent ne tiennent pas route.

Le redémarrage de la Ligue1/Orange est l’objectif de beaucoup. Toutes les tractations  ne concourent qu’à cet objectif.

La paix des braves est vraiment impossible entre la Femafoot et le Collectif COB et alliés. « Notre bonne foi est évidente et patente. Il n’est pas uniquement  question, pour la Femafoot, d’une paix des braves, mais de poser les jalons d’un fonctionnement optimal et durable de notre football », confie un membre de la Femafoot. Mais avec les différents discours à la sortie de cette réunion du mardi, la confiance est loin de revenir dans cette Femafoot sur laquelle le milieu du sport roi a fondé de nombreux espoirs. D’ailleurs c’est le lieu de rappeler que ce comité exécutif installé dans la crise depuis le 19 août 2019, est loin de rassembler ses acteurs avec les actes qu’il pose au quotidien, notamment lors de la ténue de cette AGE.

L’intérêt supérieur du football malien déjà assez malmené impose aujourd’hui des compromis supplémentaires pour sortir de cette autre crise. Or les compromis fonctionnent quand les camps sont de bonne foi. Le discours du président de la Fémafoot traduit sa bonne foi. Mais lorsqu’il est cité dernière les affaires comme l’Unafom ou la déstabilisation de la Ligue de Ségou, cela donne à réfléchir. Selon nos sources, le Tribunal arbitral du sport a d’ores et  déjà été informé  de la situation qui prévaut au niveau de la Ligue de football de Ségou, quant à l’intention du comité exécutif de la Femafoot de mettre en place un bureau parallèle.  Alors, nous attendons une preuve similaire de bonne foi de la part du président de la Femafoot qui semble même oublier le forum pour le football.

Mardi, dans les entretiens de délégués avec la presse, des voix s’élevaient que l’AGE sera attaquée au pénal. La judiciarisation du sport en général et du football en particulier est crève-cœur pour tout le monde. C’est un très sérieux frein au développement et à la promotion du football qui cause d’importants dommages à la jeunesse sportive. Combien de millions, ont été perdu en frais de procédures juridiques depuis 2015, qui aurait pu être investi aux bénéfices des acteurs du football. Les vrais acteurs de notre sport roi, pas ceux qui se fabriquent pour se faire une majorité mécanique.

A suivre donc

Boubacar Diakité Sarr

 



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