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Société

AEEM « C’en est de trop »




Suite aux actes barbares menés entre Aémistes à l’Institut universitaire de gestion, le collectif pour le réveil et le redressement de l’AEEM a, à travers son communiqué No.007, condamné, avec la plus grande fermeté, le comportement inhumain des jeunes. Cette condamnation fait suite à une confrontation entre étudiant occasionnant ainsi la mort du jeune universitaire surnommé  “Allemand“.

« Plus jamais ça dans le milieu scolaire malien ! », tel a été la phrase qui a fait le tour des réseaux sociaux, au lendemain des actes barbares. La journée du mardi 13 octobre s’est illustrée par la mort du jeune universitaire surnommé Allemand par les siens. La mort du jeune ‘’Allemand’’ fait suite à une assemblée ordinaire ratée, se soldant ainsi par des blessés  graves par des coups de machettes et d’armes à feu. Voilà l’une des raisons de la création du Collectif pour le Réveil et le redressement de l’AEEM. « Le collectif pour le Réveil et le Redressement de l’AEEM (CRR-AEEM) condamne, avec la plus grande fermeté, les actes barbares qui se sont produits à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), sur la colline de Badalabougou, par les membres de l’AEEM à la date du 12 octobre 2020 », dit en substance le communiqué No007 du coordinateur du Collectif, Habib Dramé. Selon le Collectif, cette énième échauffourée vient s’ajouter à une série d’actes indignes de l’AEEM, qui est devenue le refuge des non-étudiants, avec à leur tête Moussa Niangaly. Du point de vue des anciens de l’AEEM, cette association a perdu tout son sens et sa raison d’être aux yeux de ses membres fondateurs et autorités du pays. D’où la question est de savoir si : on doit appeler colline du savoir ou celle du Sang l’endroit où les faits se sont déroulés ? « Nous avons tous la réponse à cette question. Et la terreur gagne du terrain, de jour en jour, dans l’espace universitaire », a évoqué, dans le communiqué, le coordinateur, Habib Dramé. A cet effet, le collectif accuse le nouveau ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour n’avoir pas réagi, dans l’urgence, au courrier du 06/10/2020/CRR-AEEM. Il pointe également du doigt la négligence des dossiers concernant l’AEEM (à la brigade de recherche du camp 1 et auprès du procureur de la commune V). Pour eux, l’heure n’est plus aux condamnations stériles, mais plutôt aux actions dignes de ce nom pour la libération de l’école malienne. Car, selon eux, le changement se doit d’être visible. C’est dans cette perspective, que le CRR-AEEM a tenu à informer tous les élèves et étudiants du Mali de l’organisation d’une marche pacifique pour dénoncer l’AEEM actuelle et réclamer une solution définitive aux comportements décevants des membres de ladite association. La grande marche pacifique fera l’objet d’un communiqué ultérieur.  Ainsi, la première marche pacifique contre les actes barbares et exagérés de quelques membres de l’association va être organisée par une association.

Malgré toutes les violences commises par les membres de l’Association des élèves et étudiants, il faut reconnaitre que toutes les graines ne sont pas pourries. Et de facto, il est impératif pour les autorités de revoir l’existence même de cette association.

Aboubacar  Cissé

 



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