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Politique

VŒUX DE L’ADÉMA-PASJ A LA PRESSE L’Abeille dévoile la ruche de ses nouvelles ambitions politiques




Ressouder les rangs et rendre à l’ADÉMA-PASJ sa grandeur. Le parti de l’Abeille a présenté ses vœux aux hommes de média, le samedi 16 janvier 2021, à son siège. L’occasion pour son président, le Pr Tiémoko Sangaré, et ses camarades du bureau national exécutif de fixer l’horizon des nouvelles ambitions du parti.

Il faut plus que des critiques et des vents défavorables pour mettre à mal l’optimisme des membres du directoire de l’ADÉMA. A l’occasion de la présentation de leurs vœux à la presse, Tiémoko Sangaré et ses camarades du bureau exécutif national ont affiché l’image d’un parti uni, combatif, serein et confiant en l’avenir. Certes, les derniers mois de l’année écoulée ont vigoureusement ébranlé la formation de l’Abeille. Nonobstant, les adémistes entendent se réinventer, se revigorer, et faire de 2021 la rampe de lancement de leur stratégie réajustée de reconquête du pouvoir.

Oui ! Reconquérir le pouvoir et hisser à nouveau les drapeaux de leur mouvement au pinacle. Les tenants de l’ADÉMA y croient résolument. Pour ce faire, le président du parti, Tiémoko Sangaré, met en avant sa recette dont les ingrédients sont le rassemblement, la résilience, la reviviscence du militantisme à la base, le renforcement du maillage territorial du parti, la promotion du projet ADÉMA fondé sur les valeurs démocratiques, et l’adaptation aux mutations politiques en cours.

D’un optimisme décidément inoxydable, le Pr Sangaré a balayé les pronostics qui décrivent l’ADÉMA comme une mouvance en perte de vitesse. Il a promis de procéder à un réaménagement des structures afin de redonner de l’allant au parti, et a même prédit la victoire des siens lors des élections générales de 2022.Visiblement agacé par les critiques qui reprochent à sa formation  de se rapetisser puis d’être dans le suivisme et l’allégeance  permanents,  le Pr Sangaré amartelé ceci : « Il n’est plus question que l’Adéma s’aligne derrière un parti. Pour les échéances à venir, l’Adéma ne sera à la remorque de personne. Au contraire, nous élaborerons notre projet politique pour 2022, et les partis qui réaliseront qu’ils ont des affinités avec ledit projet, eh bien ! ces partis vont éventuellement s’allier à nous, étant entendu que l’Adéma sera la locomotive. Je le martèle ! Ce sera dorénavant à d’autres de nous suivre et non l’inverse. Nous sommes le parti politique phare de ce pays, le parti grâce auquel la démocratie et les libertés ont pu être acquises. Nous nous devons de ce fait d’assumer notre rôle historique de leadership en tout. »

Les vœux à la presse ont aussi permis au président de l’ADÉMA d’évoquer la situation du pays et de porter uneappréciation sur l’itinéraire emprunté par la Transition. « Notre pays est confronté à des périls multiformes qui exigent de nous tous de prôner le rassemblement et l’union sacrée. Nous avons déjà manifesté notre entière disponibilité à aider à la réussite de la Transition. Nous pensons que les autorités actuelles doivent davantage mettre l’accent sur la concertation avec toutes les forces politiques du pays. L’unilatéralisme doit être évité.»  Le Pr Sangaré a longuement insisté sur un aspect qui, à ses yeux, est rédhibitoire et contre-productif pour la Transition. « Nous avons une légitime inquiétude. Nous le savons par expérience. En période de transition, le danger, c’est la dispersion dans les objectifs. Une Transition ne doit pas se disperser en voulant tout prendre à bras-le-corps. Elle doit rester focalisée sur ses missions essentielles et bien précises. Or, à notre grand regret, nous voyons que ça part dans tous les sens. Les discours gouvernementaux touchent à tout. On nous parle de renouveau, de refondation, de changement en profondeur. Mille et un chantiers sont abordés à la fois. Ce n’est pas là le rôle d’une Transition. Nous attirons donc l’attention sur cette dispersion qui est préjudiciable à l’aboutissement de la phase transitoire dans les délais prévus. » Le Pr Sangaré défend la même logique minimaliste concernant la révision constitutionnelle. « Pour le peu de temps que dure la Transition, il n’est pas pertinent de chercher à réviser les textes de fond en comble. Nous pensons qu’il faut une révision à minima de la Constitution. Et cette révision doit surtout porter sur des points bien ciblés. Je vous donne deux exemples. Un : il faut revoir le fonctionnement et l’action de la Cour constitutionnelle. Il ne faut pas se voiler la face. Tant que cette institution n’est pas remodelée, elle continuera de produire des arrêts qui seront sans cesse sources de contestations et de frondes. Deux : il nous faut créer la Cour des comptes. »

Dans les rangs de l’ADÉMA, le ton est donc à l’enthousiasme, l’ambiance est à la remobilisation, et l’état d’esprit est à l’inaltérable confiance. 2021, nous assurent les militants et leur président en chœur, est l’année qui va requinquer les troupes adémistes vers de nouveaux succès éclatants. Cette cérémonie de vœux, au discours volontariste, offensif et roboratif, résonne explicitement comme un message de pré-campagne.

Mohamed Meba TEMBELY

 



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