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Culture

VIRGINIE DEMBELE ARTISTE CHANTEUSE J’invite les uns et les autres à travailler pour le changement.




Suite au lancement de son nouvel album  intitulé « Wilé », l’artiste-chanteuse Virginie Dembélé  nous a accordé une interview. Dans cet entretien, la jeune artiste lance un cri  de cœur  à la l’endroit des bonnes volontés pour des actions concrètes pour le développement  harmonieux dans  la paix  et la sécurité  dans les pays du Sahel.

Les Echos : Pouvez-vous vous présenter  à nos lecteurs ?

Virginie Dembélé : Après mes études à la faculté des langues à Bamako, j’ai commencé mes premiers pas d’artiste avec la chorale “Christ-Roi“ de la Cathédrale de Bamako. Ensuite, j’ai accompagné plusieurs stars de la musique malienne tels que Salif Kéita, Rokia Traoré  et Toumany Diabaté, comme choriste, à travers le monde. Je  mène  aussi  une vie associative qui œuvre dans le cadre de la promotion culturelle  et artistique. Cette association dénommée « Donya » regroupe plusieurs personnes d’autres regroupements, et l’association culturelle et artistique “Siononsin“ qui veut dire “chanter est bon“, chanter est bien pour l’âme.

Dans le cadre de nos activités, nous avons des projets en cours et des projets en perspective. Actuellement, nous élaborons notre projet de vacances des jeunes et des enfants. Nous disposons d’un siège et de locaux pour les accueillir afin qu’ils puissent passer des vacances agréables. Pour cela, nous profitons des restrictions de voyage imposées par la Covid-19 pour nous impliquer à fond dans ce secteur. Il faut dire que cet album est mon premier. J’ai fait de nombreux singles mais celui-ci est le premier album. La crise de la Covid-19 a restreint nos voyages. J’en ai profité pour produire cette œuvre. 

Concernant le projet Donya nous avons besoin de partenaires en vue de nous aider à accompagner les enfants pendant ces vacances. Ils auront à leur disposition des jeux éducatifs.

Les Echos : Vous venez de mettre sur le marché un nouvel album. Pouvez-vous nous le présenter ?

V.D. : L’album intitulé « Wilé » est le premier que je mets sur le marché.  Il a huit titres. Vous aurez la-dessus : Lobè, Tchawara Boyani, Domitila, Milé. C’est un cri émanant du sahel. C’est le cri de cœur des populations du Sahel pour plus de développement, de sécurité et de bien-être. J’aborde aussi les thèmes relatifs à la place de la femme dans la société, l’entreprenariat féminin, dans le titre Domitila surtout. Je parle de la paix, la beauté de l’environnement et j’exhorte à sa préservation. Je pense que chacun de nous est interpelé sur les questions de l’environnement et la préservation de la nature. Je fais de cela mon combat.

Les Echos : Le Mali traverse une situation sociopolitique, sanitaire et sécuritaire difficile. Comment vivez-vous ces évènements en tant qu’artiste ?

V.D. : J’ai un titre relatif à cela dans l’album. Il s’agit de « Lobè », qui veut dire chef de village. En tant qu’artiste, notre rôle est de promouvoir la paix. Œuvrer à consolider les liens sociaux pour une meilleure cohésion.  Le titre Lobè aborde la question de la gouvernance en parabole. C’est l’histoire d’un chef de village qui a le sens de la justice et du partage. Il est juste envers son peuple et équitable envers tous. Donc, j’invite les uns et les autres à travailler pour le changement. Le changement dans le renouvellement de nos dirigeants, le changement dans les cœurs. C’est vraiment nécessaire pour amorcer un véritable développement.

Le titre Wilé qui le cri en bomu est un appel, un cri de cœur. C’est le cri lancé par les populations meurtries du Sahel qui aspirent à davantage de gouvernance, à un mieux-être et à une sécurité. Nous voulons vivre aisément dans notre espace. Je convie tout un chacun à promouvoir l’amour entre les hommes, les fils et filles d’un même espace.

Les Echos : Quelles sont vos perspectives, vos attentes après la sortie de votre joyau ?

V.D. : comme toute artiste, je souhaite un meilleur par les mélomanes, mes fans. Je souhaite beaucoup de concerts ici chez nous au pays, en Europe et partout dans le monde. J’espère donc conquérir le cœur des fans au Mali et partout dans le monde.

Les Echos : Comment se procurer votre nouvel album ?

V.D. : Il sera disponible à partir des plateformes de téléchargement à partir du 27 août 2020 et pour se procurer du disque, ici à Bamako, vous pouvez contacter le numéro 71112632.

Les Echos : Avez-vous un dernier mot ?

V.D. : Mes derniers mots vont à l’endroit du peuple malien. Je l’exhorte à plus de travail. Cela s’adresse davantage à la jeunesse, surtout aux femmes. Je les convie à s’armer de courage et d’abnégation pour leur autonomisation afin de prendre la place qui est la leur dans notre société. J’en parle surtout dans le titre Domitila. J’exhorte la jeunesse à plus de créativité. Nous avons d’énormes talents ici. Il faut que les jeunes soient plus entreprenants. Qu’ils soient des porteurs de projets innovants afin d’améliorer notre quotidien et protéger notre environnement. Enfin, je réitère mon appel à l’endroit du peuple malien pour le travail et surtout la paix. Les difficultés que traverse notre pays auront les solutions adéquates dans la paix, la paix des cœurs et la paix entre toutes les communautés du pays, toutes les filles et fils de ce pays.

Je vous remercie !

Interview réalisée

 par Brahima Dao

 



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