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Culture

VIOLENCE DANS L’ESPACE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE Front commun des Recteurs des universités publiques




Halte au cycle sans fin de la violence et à la loi de l’omerta que l’AEEM cultive dans l’espace universitaire ! Tel est, en substance, le message fort lancé par les responsables de l’ensemble des universités publiques maliennes, au cours d’une conférence de presse tenue le vendredi 23 octobre à l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako-USJPB-.

Carton rouge brandi contre l’AEEM et sa logique de la violence à outrance. Le vendredi 23 octobre, les directoires de toutes les universités du Mali se sont réunis pour dire STOP au règne de la barbarie et de l’encanaillement dans l’espace universitaire.

Dans une déclaration lue par le Pr Moussa DJIRÉ, Recteur de l’USJPB et hôte de la rencontre, les responsables des universités publiques se sont vivement émus du climat continu de peur que les franges radicalisées de l’AEEM entretiennent sur les aires universitaires.

« L’heure est grave ! » a martelé le Pr DJIRÉ qui a aussitôt égrené devant la presse le triste chapelet des coups et blessures aggravés, crimes, homicides volontaires, actes de vandalisme et menaces multiformes, perpétrés par les membres de l’AEEM depuis des années.

Au regard de cette situation extrêmement délétère et anxiogène, les Recteurs ainsi que les Doyens et Vice-Doyens signataires de la déclaration en appellent à une intervention vigoureuse et coercitive de l’Etat.

Concrètement, le Pr DJIRÉ et ses pairs exhortent les autorités de la Transition, notamment le Ministre de l’Enseignement supérieur et celui de la Sécurité, à prendre promptement les mesures suivantes : retirer à l’AEEM la gestion des parkings, des résidences universitaires et autres sources de profits apparentées ; ouvrir au plus vite des postes de sécurité sur la colline de Badalabougou ; expulser tous les occupants non étudiants qui squattent les résidences universitaires, ensuite poursuivre en justice tous les auteurs des récents crimes ;  suspendre toutes les activités de l’AEEM jusqu’à la fin des 18 mois de la Transition et enfin créer une commission de réflexion sur le syndicalisme estudiantin.

En plus de cette saisine des  pouvoirs publics, le Pr DJIRÉ et ses hôtes lancent un appel à la mobilisation de toute l’opinion nationale afin que soit mis un terme à la loi de la jungle qui prévaut au cœur de nos facs.

L’heure est effectivement d’une gravité exceptionnelle. Il y a urgence à agir et à sévir pour bouter la violence hors de la sphère universitaire. C’est le sens de la démarche dénonciatrice menée, le vendredi 23, par les responsables de nos universités publiques.

Vivement que leur déclaration commune aux accents de SOS soit entendue et traitée jusque sur les hauteurs de Koulouba. L’avenir de nos facultés publiques et l’éclosion sereine du savoir sont indéniablement à cette condition-là.

 

Mohamed Meba TEMBELY



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