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Société

UN CIVIL POUR LA PRESIDENCE DE LA TRANSITION : Le dilemme du CNSP !




Arrivés à Accra pour tenter d’obtenir des chefs d’Etats de la Cedeao la levée des sanctions prises, les membres du Comité national pour le Salut du Peuple (Cnsp) sont revenus avec un verre à moitié vide.  La mauvaise nouvelle c’est  ultimatum d’une semaine pour remettre le pouvoir à un civil.

A défaut de transmettre le pouvoir à un civil, la Cedeao promet de décréter un embargo total sur le Mali.

Au même moment, des voix s’élèvent partout un peu dans le pays pour demander le maintien des militaires au pouvoir, les politiques ne faisant plus confiance.

À l’appel du Mouvement populaire du 4 septembre (MP4), des centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi à la place de l’Indépendance, pour soutenir le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dans la conduite de la transition qui s’ouvre dans notre pays.

«Les militaires pour la transition», «CNSP pour le changement», «MP4 est d’accord pour la charte de la transition» … étaient, entre autres, slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes des manifestants.

Hier, les femmes du camp Soundiata sont aussi montées sur le front.  Elles étaient nombreuses à se réunir au camp d’exprimer leur soutien à l’idée du maintien des militaires du CNSP à la tête de la transition politique. Et cela malgré l’opposition farouche de la Cedeao. 

Face à cette situation de deux poids deux mesures, les membres du CNSP respirent le dilemme.

D’un côté, il y a une réelle volonté de satisfaire la doléance de la majorité des Maliens qui semble ne faire confiance qu’aux militaires. Et de l’autre côté, les membres du CNSP sont bien conscients qu’il faut à tout prix éviter un embargo total brandi par la Cédéao qui risque, si ça perdure, de retourner contre eux les populations qui les applaudissent aujourd’hui.

Le dilemme est bien là ! Mais, il faut le surmonter.

Youssouf Z KEITA

 



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