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Politique

SITUATION SOCIO-POLITIQUE La Cédéao maintient les sanctions !




Après les concertations nationales sur la transition, le Comité National pour le Salut du Peuple a participé au mini-sommet de la Cédéao. En dépit des avancées notoires constatées, les chefs d’Etat de la Cédéao restent droits dans leurs bottes.

Depuis la démission du Président Ibrahim Boubacar Keita, la situation socio-politique enrichit les débats. Avant l’expiration de son ultimatum, le Président de la Cédéao, Nana Ado akuffor, a invité les militaires à prendre part au mini-sommet. Cette invitation avait pour objectif de prendre langue avec les responsables du Comité National pour le Salut du Peuple. Le président du CNSP a présenté la feuille de route et la charte de la transition aux 8 chefs d’Etats qui ont pris part à cette rencontre. Bien que le Comité National pour le Salut du Peuple ait fait plusieurs concessions, les chefs d’Etats de l’organisation sous régionale se montrent intransigeant.

 Ils invitent les militaires à mettre en place une transition dirigée par un Président et un premier ministre, civils ou militaires. Quand on jette un regard rétrospectif sur les conclusions de la concertation nationale qui a regroupé les représentants de l’ensemble des forces vives de la nation, il ressort clairement que cette transition doit être dirigée par un civil ou un militaire.  Certes, certains ne se reconnaissent pas dans ces conclusions mais ils prônent la bonne gouvernance. En faisant une déduction, on peut conclure que les Maliens veulent que les organes de la transition soient mis en place pour permettre à notre pays de sortir de cette crise qui a fait beaucoup de victimes collatérales. 

Les Chefs d’Etats de la Cédéao clament que le Mali a souscrit à cette organisation en toute liberté. Donc, évidement, toute organisation est régie par des textes. Il va de soi que celui qui enfreint les règles préétablis soit sanctionné. Le paradoxe dans cette situation est que ce sont les populations maliennes qui souffrent des effets des sanctions infligées à notre pays. La junte a fait un plaidoyer auprès de la Cédéao, qui doit être un peu plus regardant sur le cas du Mali. Cette démission forcée d’IBK n’est pas un coup d’Etat pour un nombre important de maliens. Le Mali était menacé dans son existence et l’on s’acheminait inéluctablement vers l’abime. Ce départ du régime doit être perçu comme la consécration de la lutte du mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques. Ce mouvement était porteur de revendications dans lesquelles les Maliens se reconnaissaient. C’est pourquoi, malgré l’hétérogénéité du mouvement, ils sont parvenus à mettre fin à ce régime que d’autres qualifiaient d’oligarchique et de ploutocratique. Mais leur objectif recherché a été atteint. D’où l’hypothèse selon laquelle il n’y a pas eu de coup d’Etat mais plutôt une démission.

Conscients de ces aspects, les chefs d’Etats n’ont pas voulu lever les sanctions. Cette levée des sanctions est conditionnée à la mise en place d’un gouvernement civil même si la vice-présidence sera tenue par les militaires.

Dans le cadre du suivi des conclusions de ce mini-sommet, le médiateur de la crise malienne, Good Luck Jonathan, devait être dans notre pays dans les prochains jours. Force est de constater que le fossé commence à se rétrécir. Toute chose qui réconforte davantage et fait espérer que, dans les jours à venir, cette crise qui ébranle notre pays sera loin de nous. Les jours prochains seront décisifs pour la vie de notre nation car le Comité National pour le Salut du Peuple a pris bonne note des différentes propositions des chefs d’Etats de la sous-région. Ils ont dit clairement qu’ils vont venir concerter la base malienne pour prendre les mesures idoines, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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