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Société

SIBIRI PHILLIPE BERTHE, DIRECTEUR DU CTDEC AU CAFE CITOYEN DE L’AJCAD « Depuis 2016, le Mali ne confectionne plus de cartes Nina »




Conformément à sa promesse de donner de l’information saine aux citoyens maliens sur tout ce qui touche leurs droits et devoirs dans la cité, l’Association Jeunes pour la Citoyenneté active et la Démocratie (AJCAD) a réussi à susciter le débat entre les citoyens maliens et le Directeur du Centre de Traitement des données d’état civil (CTDEC), Sibiri Phillipe Berthé, sur la problématique de l’accès à la carte Nina et de la mission de ladite structure. C’était à la faveur de l’Act6 de son traditionnel café citoyen, le jeudi 17 septembre 2020, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, en présence de la Directrice exécutive de l’AJCAD, Adam Dicko.

Après avoir facilité, en 2017, aux citoyens maliens le retrait de plus 300  000 pièces administratives et l’organisation de plusieurs Cafés citoyens sur le contrôle des vignettes, les difficultés d’acquisition des cartes d’identité, le rôle de la police, l’AJCAD a eu l’honneur de recevoir sur son plateau, café citoyen Act6 du jeudi dernier, le Directeur du CTDEC. Les débats entre le public et le Directeur du CTDEC ont permis d’évoquer en long et en large les difficultés rencontrées par les citoyens dans l’acquisition de la carte Nina. Cette rencontre d’échanges a été aussi mise à profit par le Directeur du CTDEC pour informer sur les missions de la structure. Dans ses propos liminaires, Sibiri Phillipe Berthé a expliqué que la création du CTDEC est le fruit de la volonté des autorités maliennes de moderniser l’Etat civil des Maliens. «  L’idée est de faire en sorte que chaque Malien puisse être retracé tout au long de sa vie. Le Nina permet au Mali de mettre un pied dans l’univers de l’identité numérique. Le Ravec est là pour mettre un terme à l’usurpation d’identité  », informe le conférencier. Mais à l’en croire, le processus est loin d’être achevé. Selon lui, seulement 15 millions de Maliens sur une estimation de 20 millions de personnes sont numériquement identifiés. « Et sur ses 15 millions de personnes, 8 millions ont une carte Nina et 7 millions sont identifiées mais n’ont pas de carte Nina », explique Sibiri Phillipe Berthé. Pire, le Directeur du CTDEC explique que les 7 millions de Maliens uniquement identifiés ne connaissent pas tous leur numéro Nina, malgré l’organisation de campagnes de sensibilisation pour les intéresser. Par ailleurs, Sibiri Phillipe indique que le recensement du Ravec reste toujours en cours dans les mairies et dans les missions consulaires et informe que les demandes de fiches individuelles peuvent se faire au niveau de toutes ces institutions indiquées. «  Le recensement concerne tous les nouveaux nés jusqu’à l’infini. C’est un processus continuel dans les centres de pérennisation qui se trouvent dans les mairies », précise le conférencier. S’agissant de la carte Nina, le Directeur du CTDEC a indiqué que le Mali n’en a pas fabriquée depuis 2016 pour faire taire les méfiances entre les hommes politiques dont certains soupçonnaient sa fabrication à Koulouba pour des besoins électoraux. Selon lui, cette décision a été prise parce qu’à l’époque la carte Nina était adossée à la loi électorale. Parlant du renouvellement de la carte Nina, il dira que la demandée timbrée est adressée au ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. |YOUSSOUF Z KEITA



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