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Economie

SCANDALE A L’AGEFAU Le personnel dénonce un hold-up




Malgré les promesses du Président et du Vice-Président de la Transition proclamant la République exemplaire, les pratiques scabreuses qui ont causé la perte du régime d’IBK continuent de prospérer au sein des institutions. La dernière affaire ténébreuse nous vient de l’Agence de Gestion du Fonds d’accès Universel (AGEFAU).

Financée à hauteur de 40 milliards chaque année par les opérateurs de téléphonie, l'AGEFAU est une structure publique à caractère administratif, créée à travers la Loi No 217-006 du mai 2017 portant ratification de l'Ordonnance No 2016-001/PM du 26 janvier.

Selon plusieurs indiscrétions, les craintes du personnel, concernant les manœuvres des mauvais perdants de l’appel à candidature pour le poste de Directeur Général, sont en passe de se confirmer. Les échos émanant de la primature. Ils attestent que le siège du gouvernement reste infesté par un réseau à la solde de l’ex-régime. De quoi mettre le personnel en ébullition. L’élimination programmée des 3 candidats sélectionnés pour la phase finale sous le prétexte fallacieux d’une enquête de moralité commanditée, ne passera pas. Le syndicat du personnel, qui a été témoin du processus, le martèle.

Un trou béant et une gouvernance chaotique qu’il faut couvrir à tout prix. C’est à cet exercice, qui est loin d’honorer les autorités de la transition, auquel les responsables sortant de l’AGEFAU, avec la complicité de leur mentor de la primature, s’attèlent désormais au vu et au su de tous.

C’est sans compter sur le personnel de l’agence qui, à défaut de venir à bout de l’impunité, est vent debout contre l’injustice et le tripatouillage des règles en faveur d’un clan. Pour le syndicat qui ne soutient aucun candidat, il est temps de rendre à César ce qui appartient à César. Concernant le résultat après dépouillement des dossiers de candidature, le représentant du personnel au sein de la commission est formel. Un certain Issoufi Kouma Maïga, directeur des réseaux et Infrastructures à L’AMRTP serait arrivé de loin en tête. Dans le rapport signé et soumis au Premier Ministre MoctarOuane, il serait clairement indiqué que M. Maïga est premier du concours.

Comme dans une république bananière qui ne laisse aucune place au mérite et à la compétence, le même clan à la solde de l’ex-régime, qui a imposé le DG et le DGA actuel, serait à la base d’un scénario digne de la mafia pour torpiller la procédure afin de remettre l’un des leurs en selle. Après la procédure, une enquête de moralité commanditée serait en gestation pour éliminer M. Issoufi Kouma MAIGA au profit de l’un de ses deux poursuivants dont l’un a été repêché pour être parmi les 10 premiers.

Ces grains de cheveux dans la soupe ne sont autres que le Chef d’approvisionnement à Malitel et non moins ami intime de Boubou Doucouré, chef de la communication à la Primature, également proche de Boubou Cisse dont le jeune frère est DGA actuel de l’Agefau, et un ancien DG renvoyé de la SMTD pour incompétence en contentieux avec l’Etat, respectivement arrivés 2ème et 3ème du concours.

Selon plusieurs sources, Il est clair comme l’eau de roche que des individus ont influencé le Premier Ministre MoctarOuane qui ne maîtrise pas le dossier. Est pointé du doigt, le contingent laissé sur place par l’ex-Premier ministre dont le frère est toujours DGA.

Tenez-vous bien que pour éliminer le premier du concours, la fameuse enquête de moralité,dont le but inavoué est d’éliminer un candidat qui n’est pas du réseau, se focalise sur le fait que M. Issoufi MAIGA n'a jamais occupé un poste de Directeur général. En clair, l’ubuesqueenquête est en train de se substituer au cahier de charge. « Où est la partie moralité qui peut éliminer un candidat ? » s’indigne un cadre de l’Agence qui est sous le choc comme la plupart de ses collègues.

Malgré une intégrité et une crédibilité irréprochables, M. MAIGA est victime d’une cabale inadmissible. Son tort résiderait-il aussi dans le fait qu’il porte le même patronyme que l’épouse de l’ex-Président, Mme Keita Aminata Maïga ? D’où un rapprochement tout trouvé avec la famille présidentielle ? Toutes les manœuvres sont en tout cas en cours pour l’éliminer, une chose que le syndicat et l’ensemble des travailleurs ne veulent pas entendre. Se refusant à voir les mains des autorités de la transition derrière cette situation qui n’honore aucunement le Malikoura, le personnel en appelle à l’arbitrage du Président et du Vice-Président.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, même les membres de la commission ont été privés de la copie du rapport. Décidément, le Malikoura a encore du chemin à faire ! Sans baisser les bras, le personnel a désormais comme slogan « Tout sauf un directeur imposé ! ». Plusieurs actions seraient envisagées de concert avec leur centrale syndicale dans les prochains jours, dont une conférence de presse.

Mamadou Sangaré

 



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