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Santé

RÉUNION D’ECHANGES: La CANAM et les médecins libéraux en bras de fer !




Le DG de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM), Mahamane Baby, a déclaré que, si des mesures fortes ne sont pas prises en vue de rationaliser ses dépenses et optimiser ses revenus, le cap de 2023 est annoncé comme date possible de la fin de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Face à l’insuffisance des textes, les médecins libéraux ont subitement exprimé leur inquiétude sur l’avenir des deux structures.

Le Conseil d’administration estime que la CANAM n’aurait pas le contrôle sur ses recettes et dépenses, elle pourrait ne jamais être viable, a indiqué, mardi 15 septembre, Mahamane Baby.

C’est au regard de toutes ces inquiétudes exprimées par les différentes parties prenantes que la nouvelle Direction de la CANAM, installé depuis le 8 août 2019, a pris le taureau par les cornes afin de rechercher l'équilibre financier du régime de l’Amo, a-t-il estimé. Le cap de 2023 a été annoncé comme date possible de la fin de l’AMO si des mesures fortes ne sont pas prises en vue de rationaliser ses dépenses et optimiser ses revenus, a-t-il indiqué avec regret.

Pour faire face à cette situation, les experts de la conférence interafricaine de Prévoyance Sociale (CIPRES), le gendarme de la prévoyance sociale en Afrique et le conseil d’administration de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM) ont exprimé leur inquiétude sur l’avenir de la Canam et l’Amo.

Selon le DG, les mesures primaires consistaient à minimiser les dépenses au sein de la Canam par la suppression des primes octroyées à des agents en mission à l’intérieur de Bamako, celles des membres de la commission pour des barges de travail quotidien.

« Notre association est venue par rapport à la réglementation. Nous avons juste demandé à la Canam d’appliquer la loi, précisément le décret N°9106 datant du 15 mars 1991 », a réclamé, le pharmacien biologiste, Dr Brahima Sangaré.

En plus, les analyses biomédicales vont être exercées dans le domaine du privé par un pharmacien ou un médecin biologiste, a-t-il rappelé, avant de déclarer que les cliniques ne sont pas habilitées à faire des analyses. « Pour ce travail, il faut être pharmacien ou médecin biologiste. Il faut que les maliens accèdent au meilleur soin de qualité par des compétences bien définies. Nous avons décidé de mettre en place une réunion de travail pour que nous puissions avoir ensemble un terrain d’entente », a-t-il précisé.

« Nous avons martelé dans la salle que ce n’est pas le lieu pour nous, les représentants de l’association des médecins du Mali, de nous réunir. C’est le lieu de discuter de la clause qui nous lie à la CANAM. En tant que partenaires, nous avons tous intérêt à ce que nous nous mettions d’accord sur des principes pour qu’ensemble nous puissions prendre en charge nos clients », a poursuivi le promoteur de Biolab 3 à Missabougou.

Par la même occasion, le président de l’Association des Médecins Libéraux du Mali (AMLM), Dr Boureima Traoré, a demandé à la direction de la CANAM d’annuler carrément la décision prise unilatéralement, l’arrêt de l’acte de remboursement des cliniques et la mise en place d'une commission de travail, pour que l'ensemble des parties prenantes puisse gérer cette crise de façon collégiale.

Par ailleurs, le DG de la CANAM a souligné que les mesures prises ont permis de déceler les acquis en matière d’administration de la santé et ont commencé à porter fruit. Les cabinets médicaux et cliniques sont-ils autorisés à faire un travail de laboratoire ? A suivre…

Mamadou Sangaré



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