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Politique

RESOLUTION DE LA CRISE MALIENNE Le CSDM contre le départ d’IBK




Le président du Conseil National de la Diaspora Malienne, (CNDM), Mohamed Chérif Haïdara, était devant la presse pour faire des propositions de sortie de crise au Mali. Selon lui, la résolution de la crise malienne passe d’abord par la dissolution de l’Assemblée nationale.

« Nous demandons au Président de la République d’utiliser ses prérogatives constitutionnelles en son article 50, de dissoudre l’Assemblée nationale et de réorganiser d’autres élections », a précisé, jeudi 30 juillet, le premier responsable du CNDM, Mohamed Chérif Haidara, avant du suggérer au M5-RFP de revoir sa position une fois cela fait.

Cette conférence fait suite au sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la Communauté Economiques des Etats d’Afrique Occidentale (Cédéao) par visioconférence, le 27 juillet 2020, sur la situation dans notre pays. Au terme de la rencontre, la Cédéao a exigé des mesures pour freiner l’hémorragie de la crise sociopolitique du Mali, depuis quelques mois. Parmi ces mesures, figurent, entre autres, le démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le Président de l’Assemblée nationale (Moussa Timbiné) ; une recomposition rapide de la Cour constitutionnelle conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali ; la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition, notamment le M5-RFP et la Société civile ; la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entrainé des décès et des blessés les 10,11 et 12 juillet ainsi que les destructions des biens publics et privés.

S’agissant de ses préoccupations, la CNDM ne se fige pas seulement aux conclusions de ce sommet mais aussi évaluer la situation qui prévaut au Mali et faire des propositions de sortie de crise. Le Conseil de la diaspora, selon Mohamed Chérif Haïdara, estime qu’il y a eu des arrangements institutionnels de la part de la Cédéao. « Nous ne sommes pas pour le départ du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita parce que c’est la première institution du Mali. La solution aux problèmes n’est pas ailleurs mais elle est entre les mains de Ibrahim Boubacar Keita, Président démocratiquement élu de tous les maliens. On a une Constitution que tout le monde doit respecter. Aujourd’hui, seul le Président IBK peut ramener toutes les filles et fils du Mali autour de la table en posant un acte fort. Celui-ci doit être précédé par la création d’un gouvernement d’union nationale. Donc, nous la diaspora, nous demandons au Président de la République d’utiliser ses prérogatives de la Constitution en son article 50 pour dissoudre l’Assemblée nationale et réorganiser d’autres élections. Une fois cela est fait, le M5-RFP pourrait revoir, peut-être, sa position et nous, nous ne nous voyons pas participer à un gouvernement qui n’est pas celui d’union nationale », a-t-il proposé.

En dissolvant l’Assemblée nationale, a-t-il poursuivi, le Président de la République aurait sauvé la communauté internationale. Cela aurait permis aux maliens de se retrouver et de se parler autour d’un Mali qui aura besoin de nous.

Mamadou Sangaré



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