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Société

RASSEMBLEMENT DES ENSEIGNANTS DU SECTEUR PRIVE A LA PLACE DE L’INDEPENDANCE Les enseignants des écoles privées réclament leurs droits




Le Syndicat libre des enseignants des écoles privées du Mali (SYLEEPMa) a organisé un sit-in, jeudi 9 juillet 2020, au monument de l’Indépendance. Il avait pour objectif d’attirer l’attention des autorités maliennes sur la situation actuelle des enseignants des écoles privées : plus de 4 mois sans salaire.

Jeudi dernier, le Syndicat libre des enseignants des écoles privées du mali (SYLEEPMa) a observé un sit-in sur la place de l’Indépendance pour dénoncer les conditions de vie des enseignants du secteur privé. Ils étaient munis de banderoles, d’affiches et de pancartes sur lesquelles il était écrit : « les enseignants des écoles privées ont faim », « non à la stigmatisation des enseignants des écoles privées », « oui pour une convention collective pour l’enseignant privé laïc », « 4 mois sans salaire on ne peut plus, les enseignants des écoles privées sont aussi des enseignants », « les enseignants des écoles privées sont oubliés par les autorités du Mali ».

Le SYLEEPMa a vu le jour en décembre 2019. Aujourd’hui, l’objectif du SYLEEPMa est d’avoir une convention collective pour les enseignants des écoles privées. Ladite convention va permettre aux enseignants des écoles privées de bénéficier de contrat en bonne et due forme, de la retraite, de l’INPS et autres avantages. Les enseignants des établissements ont signalé que l’heure est grave. Suite à la fermeture des classes par le gouvernement afin de lutter contre la maladie de Covid-19, les enseignants du secteur privé sont à 4 mois sans salaire aujourd’hui. Et ils ont témoigné qu’ils n’ont bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement venant des autorités. « Nous sommes sortis aujourd’hui pour dire aux autorités que les enseignants du privé n’ont pas de convention collective et nous pensons que seul une convention collective peut sauver l’enseignement privée au Mali », a déclaré Abdoulaye Fotigui Berthé, secrétaire général du SYLEEPMa.

Ce rassemblement à la place de l’indépendance visait à dénoncer les conditions de travailler des enseignants des écoles privées. Pour eux, cette situation a trop duré. Ils ont également signalé que les enseignants des écoles privées du Mali subissent beaucoup de brimades. « Nous sommes aujourd’hui majoritaire dans le système éducatif. Malheureusement, les conditions dans lesquelles nous travaillons ne sont pas des conditions acceptables », a indiqué Noumouké Camara, secrétaire générale du syndicat national de l’enseignement privé, membre du SYLEEPMa. Pour ces manifestants, dans un Etat de droit, il est inacceptable de priver certains travailleurs de leurs droits, le salaire étant sacré. « La citoyenneté, c’est accomplir ses devoirs et réclamer ses droits », martèle Noumouké Camara. « Nous sommes mobilisés pour dénoncer cette situation à l’opinion nationale et internationale afin que les gens sachent que les enseignants ne se résument pas seulement à ceux qui évoluent dans le secteur public, mais qu’il y a également des enseignants qui sont dans le privé et qui travaillent », a conclu le responsable syndical.

Jacques Coulibaly

 



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