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Société

Quand le manque de crainte d'Allah provoque la peur mondialisée de Sa dernière religion révélée, il faut tout simplement comprendre que l'homme est sous tous les cieux en perdition pire que l




Le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Gutterres, dans son dernier rapport trimestriel sur la situation sécuritaire au Mali, a déploré l’augmentation  des violations des droits de l’homme, en particulier au centre. La MINUSMA a recensé 535 cas de violation des droits et d’atteinte à ces droits. Ce rapport précise que les groupes armés sur l’appartenance communautaire ont été les auteurs du plus grand nombre d’atteintes aux droits de l’homme.

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies a expliqué que’’ la situation, en matière des droits de l’homme, a continué de se détériorer, en particulier dans le centre. La MINUSMA a recensé 535 cas de violation des droits de l’homme et d’atteinte à ces droits, soit 412 de plus qu’au cours de la période précédente, dont 275 ont été le fait de groupes armés et 163 celui des forces nationales’’.

A cet effet, il précise que, « parmi ces violations et atteintes, on dénombre des exécutions extrajudiciaires et des assassinats (203 victimes), des disparitions forcées (53), des enlèvements (48), des cas de torture ou autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (11), des violations du droit à l’intégrité physique et des atteintes à ce droit (97), des arrestations et détentions arbitraires (123), plusieurs cas de destruction de biens et de pillage et des cas de menace et d’intimidation. La plupart des atteintes aux droits de l’homme ont été signalées dans la région de Mopti (241). D’autres ont été signalées à Bamako (112) et dans les régions de Gao (10), de Kayes (21), de Kidal (44), de Ménaka (31), de Ségou (25), de Sikasso (6) et de Tombouctou (45) ».

À cet effet, Antonio Gutterres précise que « les groupes armés fondés sur l’appartenance communautaire, qui ont continué de mener des attaques de représailles, ont été les auteurs du plus grand nombre d’atteintes aux droits de l’homme (143). Des hommes armés peuls ont perpétré au moins 23 attaques qui ont coûté la vie à 82 civils, tandis que des hommes armés dogons ont mené 7 attaques qui ont causé la mort de 26 civils. La milice Dan Nan Ambassagou a continué de recruter, de force, des civils pour renforcer ses rangs. Les forces armées maliennes ont été impliquées dans 95 cas de violation des droits de l’homme : au moins 34 civils ont été sommairement exécutés et 53 autres ont disparu dans les régions de Mopti et de Ségou ».

Pour rappel, le 30 avril dernier, la MINUSMA a publié son rapport trimestriel sur les violations des droits de l’homme.’’Depuis le début de l’année 2020 jusqu’à la fin du mois de mars, 598 cas de violation des droits de l’homme ou d’atteinte à ces droits ont été recensés, soit une augmentation de 61,21 % par rapport aux trois mois d’octobre à décembre 2019. Les forces de défense et de sécurité maliennes, dont certaines composantes opèrent sous l’égide du G5 Sahel, ont été les auteurs de 119 exécutions extrajudiciaires, 32 disparitions forcées et 116 arrestations arbitraires. Les faits se sont produits, pour la plupart, dans les régions de Mopti et de Ségou. D’autres violations auxquelles ont participé les forces armées nigériennes ont eu lieu dans la région de Ménaka’’.

Il indique qu’au total « 228 violations graves à l’égard de 151 enfants ont été recensées, contre 174 violations à l’égard de 103 enfants au cours de la période précédente. Dans 88 cas, les auteurs n’ont toujours pas été identifiés ; 52 cas ont été attribués à la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger, 29 à des groupes extrémistes, 23 aux Forces armées maliennes, 14 à des éléments armés dozo, 9 à des éléments armés peuls, 1 à la Coordination des mouvements de l’Azawad et 12 à d’autres parties en conflit. En tout, 29 enfants ont été tués et 16 autres blessés, parmi lesquels 13 filles. Par ailleurs, il a été établi que 89 garçons âgés de 14 à 17 ans avaient été recrutés, dont 21 par les forces armées maliennes et 52 par les groupes armés signataires dans la région de Gao ; que 14 autres l’avaient été par la Katiba du Macina dans les régions de Ségou et de Mopti et que deux autres encore l’avaient été par Dan Nan Ambassagou à Mopti. Les enfants ont été libérés et rendus à leurs familles suite à l’intervention de l’ONU ».

Bien que le Président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar Keïta ait signé en mars dernier, une déclaration pour soutenir la prévention et la répression des violences sexuelles liées au conflit dans le pays, nous assistons à une augmentation de celle-ci. Il urge de prendre d’autres mesures éduquates pour mettre fin à ces hostilités.

Maffenin Diarra.

 

 

 



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