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Société

POUR LA PROMOTION DE LA PAIX AU SAHEL La fondation FDS prône l’union




La fondation pour le Développement au Sahel (FDS) a organisé une rencontre, hier, jeudi 9 juillet 2020. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la promotion de la paix au sahel. Elle a enregistré la présence des représentants des acteurs intervenants au niveau de 6 Communes minières au Mali, entre autres, Sadiola, Kenieba, Fourou, Sanso, Guandiaka.

Le programme de la promotion de la paix est un programme de la fondation pour le Développement au Sahel (FSD). Il vise à assoir la paix au Sahel, à travers ses activités. Pour le responsable de la FDS, si les richesses de l’exploitation minière ne satisfont pas les populations, il y aura toujours des conflits. Pour eux, ces conflits peuvent surgir entre les collectivités et les populations. « Pour assoir la paix, nous avons jugé nécessaire de faire en sorte que l’exploitation minière puisse être au bénéfice des populations », a déclaré Badra Sadian Fofana.

A travers les échanges, la fondation pour le Développement au Sahel, envisage d’outiller les participants afin qu’ils puissent mener une lutte commune. Elle compte également établir un bilan des changements observés depuis la rencontre de 2019, contribuer à harmoniser les visions des Communes minières. A cela s’ajoute l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place d’un réseau des Communes minières et permettant aux Communes de Minidian et Kaniogo d’intégrer le réseau des Communes minières du Mali. « L’objectif que nous visons à travers cette rencontre, c’est surtout faire en sorte que l’ensemble des communes minières du Mali puissent défendre leurs préoccupations ensemble », a souligné Badra Sadian Fofana, responsable chargé de la promotion de la paix de la fondation FDS.

A rappeler que l’ensemble de ces Communes minières sont gérées par le code minier. C’est ce document qui dégage des types d’activités et des manières de travailler pour l’ensemble des sociétés minières au Mali. « Il arrive souvent que les Communes ne travaillent pas de la même manière avec les compagnies minières et nous souhaitons que les communes soient ensemble. Quand les communes sont ensemble, elles défendront les préoccupations parce qu’elles ont les mêmes difficultés et pourront avoir les mêmes retombés », a indiqué le responsable chargé de la promotion de la paix.

Ils ont discuté du code minier de 2019 qui n’est pas encore rentré en vigueur. Le coordinateur des ressources minières de la fondation (FDS), Boubacar Sidiki Sangaré, a signalé que le nouveau code minier a apporté une certaine innovation par rapport à celui de 2012. Ils sont, entre autres, le fond de développement local, celui de la réhabilitation et de la recherche géologique. « Le premier fonds qui est le fonds de développement local vient en appui pour aider les acteurs des collectivités à financer le plan du PDSEC », a dit Boubacar Sidiki Sangaré.

Au cours de cette rencontre, le responsable de la fondation pour le Développement au Sahel a indiqué que si les Communes minières sont ensemble, elles peuvent faire des propositions communes. Pour la fondation, elles pourront même s’adresser à l’Etat pour que les documents qu’il met à la disposition pour l’exploitation minière tiennent compte des préoccupations de ces Communes car ce sont les sociétés étrangères qui viennent exploiter l’or au Mali. Les bénéfices pour le Mali sont les taxes, l’appui au développement à la base, les centres de santé, les infrastructures scolaires. « Si tout cela est réalisé, je pense que c’est le Mali qui en sort gagnant », a conclu Badra Sadian Fofana.

Jacques Coulibaly



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