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Société

PLATEFORME CONTRE LA CORRUPTION ET LE CHÔMAGE « Libérez Clément! »




La plateforme contre la corruption et le chômage a organisé un meeting pour la libération immédiate de son président, Clément Dembélé. Le meeting devrait normalement se tenir sur l’esplanade du boulevard de l’indépendance. Empêché par les forces de l’ordre, les membres de la  PCC et sympathisants ont été obligés de faire passer leur message dans la cour de l'Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). C’était le 19 mai 2020.

Pour la libération du président de la PCC, le meeting devrait se tenir sur l'esplanade du boulevard de l'indépendance. Mais malheureusement les forces de l'ordre, composées de policiers et degendarmes, étaient plus nombreux que ceux qui devraient faire le meeting. Puisque la violence ne résoudre rien, les membres de la PCC se sont contentés de faire passer leur message dans la cour de l'Union Nationale des Travailleurs du Mali(UNTM).

En prenant la parole, Issouf Sanogo, coordinateur de la PCC a rappeler  que depuis  des moments, nous assistons à des violations de l’intégrité physique des personnes dans ce pays. Il dira qu’hier c’était le journaliste Birama Touré dont ils ignorent toujours la situation ;qu’après plus de 50 jours dans la captivité, c’est le tour de l’honorable Soumala Cissé, chef de file de l’opposition, toujours enlevé sans aucune nouvelle et qu’aujourd’hui, depuis plus de 10 jours, c’est le professeur Clément Mahamoudou Dembélé  qui a été enlevé comme dans un film hollywoodien.

« Le Pr Clément Dembélé, à bord de son véhicule a été enlevé comme un vulgaire terroriste ou un criminel, par des hommes de la sécurité d’Etat, cagoulés, lourdement armés, qui le détiennent.Jusqu’à aujourd’hui nul ne connait son sort : sa famille, son entourage, ses proches, ses collègues et sans communiquer, au préalable, de la part du gouvernement malien qui es,taujourd’hui, une honte nationale pour notre République, dans un Etat censé être démocratique», a  regretté Issouf Sanogo.

Il poursuit en demandant justice pour Birama Touré, le journaliste d’investigation, liberté pour Soumaila Cissé, chef de fil de l’opposition, et liberté sans délai et sans condition pour le professeur Clément Dembélé, en affirmant qu’ils continueront de sortir jusqu’à leurs libertés à tous.

On pouvait lire sur les pancartes :"Libérez Clément ! IBK, les terroristes sont au nord du Mali" ; "Non à la dictature, nous sommes au 21ème siècle".On lisait aussi " Hier c'était Soumaila Cissé, aujourd'hui Clément, et demain ça serait qui ?" ; "On veut Clément", entre autres.

Le porte parole du chef de fil de l’opposition,Nouhoum Togo, n’a pas  manqué  l’appel de la PCC. Il dira que le Mali n’appartient pas au Président Ibrahim Boubacar Keita, mais qu’il appartient plutôt à tout le peuple du Mali.

En s’adressant aux autorités du Mali, Nouhoum Togo a dit :« Oumar Mariko n’est pas un terroriste, Clément Dembélé n’est pas terroriste.Les terroristes, vous le connaissez : c’est vous, les terroristes. Refuser aujourd’hui de payer les enseignants, alors, vous êtes des terroristes. Refuser aujourd’hui que les militaires soit dans les conditions pour qu’ils puissent travailler, en bouffant et en détourant les 1230 milliards de la  loi de programmation ;  vous êtes des terroristes. Les militaires, les policiers, les gendarmes qui vous suivent pour mettre le pays à terre, sont des terroristes. Les terroristes sont ceux qui refusent de nous donner l’électricité ».

Le président du parti SADI, Oumar Mariko, les associations de la société civile de Kati, les femmes de BaconiDjanguinè Bougou(Quartier de Clément), les activistes ont tous exprimé leur mécontentement face a l’enlèvement de Clément par les services d’Etat.

Selon Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, « enlever un individu et l’emmener dans un endroit que nul ne connait est injuste. Mais je suis convaincu que nous allons savoir ce lieu mystérieux. Je me demande bien ce que Clément a dit de mal pour avoir été enlevé. Je ne cesse de réfléchir sur ces propos. Après avoir écouté le message de Clément je ne vois aucun mot qu’on ne peut utiliser dans un Etat dictatoriale, à forte raison dans un Etat démocratique».

Le président du parti SADI poursuit en se posant la question que si les autorités ont réellement un motif  d’arrêter le professeur Clément pourquoi n’avoir pas suivi les procédures d’une arrestation en commençant par lui soumettre une convocation ? Et l’amener à la justice pour le juger, et informer l’opinion nationale des causes de son arrestation ? « Cela signifie que le gouvernement a quelque chose à  cacher », a-t-il laissé entendre.

« IBK a souligné, l’année passée, qu’il a décidé de lutter contre  la corruption au Mali. Si c’est le cas, pourquoi il n’a pas  proposer une collaboration au professeur Clément pour éradiquer la corruption, au lieu de l’enlever ? Ce qui signifie que c’est le Président IBK  qui est la cause de la corruption au Mali », a martelé le président du parti SADI.

Il invite la population, surtoutà la jeunesse, à faire un examen de conscience et à laisser les marchands d’illusion, àfaire plutôt face à la vraie réalité du Mali. Le Dr Mariko termine ses propos par ces mots : « la lutte continue, tous ensemble pour la victoire ».

Korotoumou Diabaté



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